On me trouve splendide Paon-du-jour ;
L’oiseau s’effraie de mes atours,
Naïfs ocelles sur fond vermeil,
Ruse miroitée en plein soleil.

Je peux être Aurore ou Mégère
À l’existence trop éphémère
Ou être le Petit mars changeant,
Prisonnier des caprices du vent.

Lorsque je butine orties ou roses,
J’étale ma belle métamorphose ;
Je vis un an en Belle-Dame,
Corps modelé pour l’allogame.

Je suis lépidoptère frivole…
Soudain frissonne et puis s’envole
Avec grâce et légèreté
Le temps d’un seul été.

Après transformations,
Me voici papillon.