Ce front percé par les épines
et dont le sang a coulé
comme des larmes vermeilles
sur mes joues,
ce flanc qu’ils ont percé
avec leurs lances,
ces mains qu’ils ont clouées
sur la croix de l’infamie,
toutes ces plaies devenues cicatrices,
tu ne les verras plus,
je n’en parlerai plus :
je saurai les cacher
dans le noir protecteur
de mes sombres pensées
et de ma chambre close
où, sur le lit défait,
je ne veux plus
que faire l’amour,
et rien de plus.