Dans ce grand magasin,
J’en scrute le moindre recoin.
Où est-elle ?
Que fait-elle ?

J’ai besoin de ressentir cette émotion
Que me procure toujours cette vision
De cet indicible plaisir
Qui parfois me fait rougir.

Enfin j’aperçois une petite mèche rebelle.
Je m’approche ; c’est sûr, c’est bien elle
Qui m’attire telle une sirène : elle est belle !

Si ma quête avait dû rester vaine,
C’est certain, j’aurais eu de la peine.

Comme d’habitude elle est avenante
Et toujours aussi souriante ;
Mais là, je ne peux pas la déranger,
Car dans son travail est trop affairée.

À distance, nos regards se croisent,
Nos esprits brièvement échangent ;
Ses yeux bleus m’envoient ce franc sourire
Qui m’apaise et sait aussi m’attendrir.

Un court instant je te sais heureuse
Et vois en toi la femme amoureuse.
Je retrouve les émois de l’adolescence
Lorsque je te vois et te parle, Florence.