Il est si bien fermé que pour y pénétrer
Il convient de disposer de plusieurs clés.
Il est nécessaire d’avoir la clé de l’amitié
Car avec elle on apprend parfois à aimer.
Il faut aussi posséder la clé de la confiance
Car elle permet les échanges de confidences.
Il est aussi utile de se servir de la clé du cœur
Pour comprendre les malheurs et les bonheurs.
On peut alors ouvrir la lourde porte fermée
Pour y découvrir, aussitôt passé l’entrée,
Une partie terreuse ravinée par les larmes,
Matérialisant encore les stigmates de l’âme.

Puis, lorsqu’on s’avance plus profondément,
On découvre avec un quasi étonnement
Une grande partie verte, plantée de palmes,
Sous lesquelles on retrouve peu à peu le calme ;
On y entend de cristallins éclats de rires
Qui redonnent naturellement l’envie de sourire.
Puis le regard se pose sur un amas hétéroclite
D’une foultitude d’objets aussi divers qu’insolites.
Ce pêle-mêle évoque un caractère ésotérique,
De ces troubles et complexes visions oniriques.
On y trouve aussi quelques antiques amphores
Que l’on imagine remplies de métaphores.
Il y a aussi beaucoup d’autres jolies choses,
Comme ce parterre planté de belles roses.
On y aperçoit des reliefs de boîtes de chocolats,
Qui témoignent de la gourmandise du scélérat.
Mais cela reste à l’abri des regards indiscrets ;
Je n’en dirai pas plus, car c’est mon jardin secret.