Il avance distraitement, poussant son chariot,
Parcourant les rayons, regardant les bibelots.
Il erre longuement comme une âme en peine,
Essayant d’apercevoir cette petite sirène.

Il s’y était subrepticement attaché,
Et désormais se retrouve enchaîné
En se demandant encore pourquoi
Il ressentait ce bien étrange émoi.

Il espère, malgré tout, cette impossible quête
Qui embraserait son cœur alors en une fête.
Prêt à monnayer son âme au Diable
Pour ces quelques instants ineffables.

Avec le temps qui passe arrive la déception
Et il revit les mêmes sentiments quand, enfant,
Il attendait pendant des jours, aussi vainement,
Cette autorisation pour une brève sortie de pension.

Le cœur lourd, il finit par quitter la boutique,
Regrettant de n’avoir vu ses petites mimiques,
Sans recevoir ce franc et agréable sourire
Ni avoir pu entendre cet envoûtant rire.

Même si tout au fond de son cœur
Scintille encore une toute petite lueur,
Il sait que maintenant le temps d’aimer,
Qui s’égrène, lui est désormais compté.