Le regard tourné vers la voûte étoilée,
Dans la quiétude d’une demi obscurité,
Soliloquant longuement dans le silence,
Le cœur battant, rempli de folles espérances…

Pourrait-on maîtriser la course du temps,
Transformer chaque seconde en heures
Afin que l’esprit apprécie plus longtemps
Et rallonger la durée des instants de bonheur ?

Ainsi vivrait-on mieux ces moments intenses
Où l’on dévoilerait ses plus intimes confidences
Car nul ne souhaiterait interrompre une relation
Où l’on se livrerait sans aucune restriction.

Alors, sans craindre la moindre impudeur,
On laisserait, sans limite, parler nos cœurs,
Dériver jusqu’à obtenir l’accomplissement
De tous ces beaux et merveilleux sentiments.

Pourrait-on agir sur cette satanée distance,
Avoir le pouvoir de transformer en millimètres
Ce long et sinueux ruban asphalté de kilomètres
Qui te ferait davantage sentir ma présence ?

Ce serait sans doute mieux de voir ta candeur
Exhaler librement sa fine et tendre saveur
Pour apporter, après une foultitude d’efforts,
Et offrir à l’être aimé un si divin réconfort.