Il y a les mots que l’on ose dire,
Pour éviter un narquois sourire
Et sans doute par excès de pudeur
Afin de garder secret son bonheur.

Puis, quand arrive la fatidique échéance,
On regrette intérieurement d’avoir fait silence
Et l’on se dit qu’on aurait pu, qu’on aurait dû oser,
Qu’il fallait se libérer, sans trop tergiverser.

C’est évidemment un peu facile
De se dire que, d’une chiquenaude agile,
C’était presque trop aisé de pouvoir parler ;
Mais comment le dire quand on ne peut énoncer ?