Et si l’on insérait une page toute blanche,
Qui, pour un béotien, serait totalement étanche,
Elle permettrait d’y coucher nos espérances,
Et l’on pourrait aussi y décrire nos expériences.

Chacun souhaiterait la conserver immaculée,
Pour qu’elle reste le reflet de nos pensées.
Ce serait une sorte d’espace d’expression,
Sur lequel, on ferait jouer nos émotions.

On devinerait les mots que le chimérique peut lire,
Avec cet assemblage de lettres qu’on oserait écrire
Ces intenses élans venus des tréfonds du coeur,
Que l’on exprimerait enfin sans craindre l’impudeur.

Serait elle rédigée à l’encre sympathique ?
Y découvrirait on alors des caractères antiques ?
Formant un long texte ancien, dont on serait fier,
De le voir, majestueusement, écrit en vers.

Ou simplement y trouverait on un long récit en prose,
Comme peuvent l’être ces romans à l’eau de rose,
Qui n’ont pas d’autre but que de faire voyager l’esprit,
Simplement, sans contenir la moindre cryptographie.