Que pourrais-je maintenant écrire
Pour déposer sur ce doux visage,
Comme sur un petit et léger nuage
Qui s’éclairerait d’un joli sourire ?

Je pourrais peut être parler d’amitié,
De ce lien qui lentement se tisse dans l’esprit ;
Celle qui devient plus jolie, petit à petit,
Car elle reste pure et sans ambiguïté.

Je pourrais aussi parler de sympathie,
De cette aimantation que l’on éprouve
Lorsque dans cette communion se trouvent
Des êtres qui s’attirent, se relient.

Je pourrais peut-être parler de tendresse,
De cette forme particulière de douceur
Qui à la vie redonne cette étrange saveur
Dont on a besoin comme d’une caresse.

Je pourrais, si j’osais, parler d’amour,
Mais c’est là un sujet bien difficile,
Où il faut plus qu’un exercice de style
Pour vivre ce sentiment tous les jours.

Je préfère, sans doute, parler de mélancolie
Car ces pensées m’encombrent la tête,
Comme souvent les soirs de tempête
Où je me remémore le film de ma vie…