J'ai réalisé, très tardivement, que les femmes pensent au sexe aussi souvent que les hommes. C'est quand ça paraît difficile, inaccessible, que j'aime tenter de séduire, parfois même sans le vouloir vraiment.

À l'aube de mes trente ans, j'étais allé chez une dermatologue pour faire soigner une mycose qui s'était installée à la base de mon cou. Saleté de champignon ! Heureusement, le remède a été efficace : la mycose a disparu deux semaines plus tard.

Cette dermato, connue sur la place d'une très grande ville, avait bien entendu un carnet de rendez-vous bien plus rempli que celui d'un ministre. Quatre mois d'attente pour consulter… il m'a fallu insister auprès de son assistante médicale pour obtenir un créneau plus tôt. J'ai fini par en obtenir un trois semaines après mon appel, grâce à un désistement.

De taille ne dépassant pas 1,65 mètre et très mince, elle était toujours en petite robe noire et sandales plates aux pieds. Coiffure mi longue aux mèches blondes et bouclées, elle avait un joli visage. Les jambes bien dessinées, aux attaches fines, mais un peu trop minces à mon goût. Bref, elle n'était pas vraiment mon genre de femme, alors qu'elle était vraiment très belle.

Elle m'a reçu de manière très professionnelle, avec le ton de voix assuré d'une spécialiste consciente de ses compétences, limite arrogante.

J'ai été parfaitement bien soigné : deux semaines plus tard tout avait disparu. Elle m'avait donné un autre rendez-vous un mois plus tard, juste pour contrôler. Je ne me suis pas privé de l'observer, discrètement bien entendu ; à cette époque, j'étais pris par une charmante brune. Et puis cette dermato n'était pas du tout le genre de femme que j'ai envie de séduire.


Quinze ans plus tard, j'ai dû y retourner. Pas de champignon cette fois-ci : deux grains de beauté s'étaient installés au bas de mes tempes, de chaque côté du visage, au niveau des sourcils.

Elle m'a fait signe d'entrer en tenant la poignée de la porte. J'ai refusé en lui disant d'entrer la première. Un homme doit toujours laisser entrer une femme en premier, un reste de mon éducation. Elle a fini par céder en pénétrant la première.

L'intérieur du cabinet avait bien changé : immense plateau de verre posé sur des pieds en acier brossé, deux toiles de Charles Cambier accrochées aux murs. Son bureau n'était pas trop encombré : quelques chemises bien classées sur le bord du plateau, un Vidal, et le strict nécessaire pour écrire des ordonnances.

Elle aussi avait changé : bien que toujours aussi mince, de petits plis à la limite des paupières la rendaient plus douce que dans mes souvenirs, avec toujours ce ravissant visage aux traits bien dessinés. Elle avait éclairci ses cheveux pour faire plus jeune que son âge ; elle devait avoir au moins quarante ans, peut-être un peu plus. Et plus de petite robe noire, mais une blouse blanche règlementaire de médecin clinicien.

Je ne suis pas ce qu'on appelle un très bel homme : grand et mince, je n'ai rien d'un séducteur. Par contre j'ai un défaut, si c'en est un : je ne peux pas m'empêcher de complimenter une jolie femme. Rien de commun avec du harcèlement ; c'est surtout par politesse. Et sachant qu'une femme est toujours sensible aux compliments, ça facilite les rapports humains. Je le fais peut-être par provocation, inconsciemment. Mes copines aiment bien dire que je suis charmeur… Le vilain mot ! Elles exagèrent : je suis bien entendu très sage.

Bon, d'accord, pas si sage que ça. Après tout, c'est la faute des femmes : pourquoi faut-il qu'elles soient séduisantes et bien souvent sexy ?

Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais j'ai éprouvé une envie irrésistible de tenter de la séduire. Alors, bien entendu, je ne me suis pas privé de la complimenter lors de cette consultation.

À peine assis devant son bureau, j'ai attaqué :

— Vous êtes toujours aussi ravissante.

En me remerciant du compliment, elle a marqué le coup en se redressant sur son siège, interloquée par ma sortie un peu cavalière.
En lui tendant ma carte Vitale, j'ai entamé la conversation en utilisant les toiles ornant les murs de son cabinet :

— Vous êtes certainement allée en Bretagne, en passant par Bénodet, n'est-ce pas ?

Elle a immédiatement compris.

— Ah, les dessins de Cambier ? Vous le connaissez ?
— J'en possède deux moi aussi, et une aquarelle représentant un coucher de soleil.
— Il commence à être connu ; je crois qu'il expose aussi à Pont-Aven.
— Exact, mais je préfère son atelier de Bénodet.
— La Bretagne est une très belle région. Bien, que vous arrive-t-il ?
— J'ai deux grains de beauté sur le visage, du moins je suppose qu'il s'agit de ça, en bas des tempes.
— Venez à côté, nous allons voir ça.

Nous sommes passés dans la salle de soins attenante à son bureau.

— Mettez-vous torse nu et enlevez votre pantalon.
— Euh… c'est sur mon visage qu'il y a ces deux boutons.
— Nous allons vérifier si vous en avez d'autres sur le torse.
— OK, d'accord.

Nous étions en mi-septembre ; il faisait chaud, j'avais certainement transpiré un peu, ce qui me mettait mal à l'aise. Alors, en retirant ma chemise, je m'excusai.

— Ne vous inquiétez pas, vous êtes propre. Vous n'imaginez pas ce que je vois passer dans mon cabinet…
— Les gens se lavent avant de venir vous voir, c'est la moindre des choses.
— Vous croyez ça ? Des femmes bien mises, bien vêtues, maquillées avec soin – ce qui d'ailleurs est stupide quand on vient me voir pour se faire injecter du Botox – avec une odeur épouvantable lorsqu'elles se mettent torse nu ! À tel point que parfois je dois ouvrir la fenêtre avant de faire entrer le patient suivant. Allongez-vous sur la table, sur le dos.

Elle a saisi une sorte de lampe qui émet une lumière bleutée, examine mon visage, mon cou, le torse, les jambes. Et là, problème ; très gros problème : je me suis mis à bander ! Impossible de me maîtriser. Pour une fois, c'est moi qui étais gêné. Presque nu sur la table, elle en train d'examiner chaque parcelle de ma peau, et ma queue qui formait une bosse disgracieuse dans mon boxer !

Être nu sur une plage ne me pose aucun problème, je ne me suis jamais retrouvé en érection. Par contre, nu ou presque sur une table d'examen avec une jolie dermatologue, dans l'intimité du cabinet, c'est autre chose.

La femme l'a vu, avec le nez à un mètre de ma peau ; elle devait rigoler intérieurement, mais elle a poursuivi son travail sans broncher. Peut-être avait-elle l'habitude de voir un homme bander tandis qu'elle l'auscultait.
Puis elle a fait le même examen sur mon dos et les jambes après m'avoir demandé de me retourner sur le ventre. Elle a même légèrement baissé mon boxer pour vérifier le haut de mes fesses. Pendant qu'elle m'examinait, je réfléchissais, cherchant la meilleure manière de calmer cette érection ridicule.

— Rien sur le torse ni le dos ; pas de mycose non plus. Vous avez la peau un peu brûlée par le soleil : il faut toujours mettre de la crème l'été.
— C'est ce que je fais maintenant. Mais lors de mes vingt ans, je ne faisais pas attention ; j'ai pris plusieurs fois de sacrés coups de soleil.
— Il y a une trentaine d'années, c'était la mode d'être très bronzé. Certaines femmes s'enduisaient le corps avec de la « vache à traire ». Résultat, elles ont aujourd'hui la peau très abîmée.
— C'était l'époque des seins nus. Vous aussi vous bronzez seins nus à la plage ?

Avec un petit rire et sans se démonter, elle me répond :

— Dites-donc, vous êtes bien indiscret !
— Presque toutes les femmes le faisaient. Alors je me demande si une dermatologue bronze seins nus ; ce n'est pas une honte.
— Tsss, vous ne le saurez pas. Quant à vous, il semble bien que vous allez sur les plages naturistes : vous êtes entièrement bronzé.
— Je ne suis pas naturiste, mais nudiste. Je ne vais pas dans un camp acheter mon pain entièrement nu.
— Et à part l'histoire de la boulangerie, quelle est la différence ?
— Je ne vais que sur les plages sauvages : c'est bien plus sympa et plus tranquille. Quoique…

Elle a ignoré la phrase que je n'avais pas volontairement terminée ; elle avait bien compris le sens tendancieux. Alors elle est revenue à son examen. J'avais le sentiment d'être allé un peu trop loin.

— Bien, rien à part ces deux boutons sur le visage. Ce sont en effet des grains de beauté ; il faut les retirer avant qu'ils ne dégénèrent. Une petite intervention toute simple.
— Vous allez les brûler en utilisant la technique « cryo quelque chose » ?

Elle a franchement éclaté de rire :

— Pas du tout. La « cryo quelque chose », comme vous dites, est utilisée pour brûler une verrue. Je vais les retirer au bistouri ; vous ne sentirez rien du tout.
— OK, et vous ferez ça quand ? Six mois d'attente pour un nouveau rendez-vous, je vais traîner ces boutons encore longtemps.
— Mais non, voyons. Je garde des plages libres pour les petites interventions. Rhabillez-vous ; on va prendre un nouveau rendez-vous pour dans quelques jours.

Elle est retournée dans son bureau. Je me suis rapidement rhabillé, avec toujours cette érection qui ne se calmait pas. Elle a feuilleté son cahier de rendez-vous, pointé un créneau avec son stylo. Alors j'ai décidé de tenter une dernière attaque pour faire semblant de ne pas être mal à l'aise :

— Vous avez vraiment un très joli visage.

Elle a rougi en marquant le coup, avant de dire :

— Dans deux semaines, jeudi matin huit heures trente, vous pourrez ?
— OK, je me débrouillerai.

En la quittant, je lui ai décoché un grand sourire, qu'elle m'a aussitôt rendu, certainement soulagée de me voir partir.


Deux semaines plus tard, je me suis présenté pile à l'heure pour l'ablation des grains de beauté.

La dermatologue est venue me chercher dans la salle d'attente, puis m'a invité à entrer dans son bureau. Elle portait toujours la même blouse blanche, enfilée sur un pantalon de toile noire et un tee-shirt fin, sandales plates aux pieds. Comme la dernière fois, je lui ai fait comprendre que je n'entrerais qu'après elle. Elle a cédé et est entrée la première dans son bureau.

— Alors, le monsieur qui aime complimenter les femmes, vous êtes prêt ?

Je ne m'attendais pas du tout à un tel accueil après ma mésaventure lors de la dernière consultation. Sa phrase a agi sur moi comme un coup de fouet.

— Bien sûr, surtout quand, comme vous, elles le méritent. Dommage : ce pantalon cache vos jolies jambes.

Elle a bien réagi en me décochant un grand sourire. Je l'ai sentie très à l'aise cette fois-ci. Mon numéro lors du dernier rendez-vous n'avait pas dû lui déplaire tant que ça.

— Allons, n'en faites pas trop. Décidément, vous êtes charmeur ! Ne bougez plus.

Elle s'est approchée, une seringue à la main. Je me suis vivement redressé :

— Hé ! C'est quoi, cette seringue ?
— L'anesthésie. Vous préférez que je les retire à vif ?
— Ah bon… Non, bien sûr, je suis douillet.
— Ça ne m'étonne pas : tous les hommes sont douillets.
— Vrai, surtout moi !
— Soyez sage, laissez-vous faire.
— D'habitude, ce sont les femmes qui se laissent faire…
— Cessez de dire des bêtises. Ne bougez plus, je pique.

Elle a enfoncé la seringue autour des grains de beauté avec beaucoup de délicatesse ; je n'ai pas senti grand-chose.

— Voilà, c'est prêt.
— Vous êtes douce ; rien senti.
— Hum… taisez-vous, ne bougez surtout pas.

Pendant l'intervention, toutefois bien bénigne, nous avons parlé de tout et de rien. Nous plaisantions ; je la sentais à l'aise. Une sorte de complicité amicale s'était installée entre nous. Les deux grains de beauté retirés au bistouri, elle a fait un peu de couture en refermant avec des fils, puis collé des pansements transparents.

— La petite robe noire que vous portiez auparavant a disparu ; vous êtes passée au blanc.

Elle a émis un petit rire avant de répondre :

— Vous avez de la mémoire.
— Difficile de vous oublier ; vous êtes ravissante.
— Merci, mais je suis déjà prise, répondit-elle vivement.

Regrettant peut-être son intervention un peu sèche, elle a repris en souriant :

— La blouse blanche est maintenant obligatoire dans cette clinique, médecins y compris.

Puis elle a baissé le regard, m'a montré ses chaussures, des sandales plates :

— Par contre les chaussures ne sont pas terribles !
— En effet, ce n'est pas très sexy. Vous ne portez jamais d'escarpins ?
— Si, bien entendu, mais pas pendant le travail.
— Dommage…
— Vous alors, vous êtes gonflé ! Vous avez dans la tête le fantasme de l'infirmière nue sous sa blouse, en talons de 10 centimètres.
— Pas du tout, ce n'est pas mon truc. Moi, ce serait plutôt…
— Ah oui… plutôt quoi ?
— Rien, ce ne serait pas raisonnable.
— Hum… vous draguez toujours comme ça ?
— Mais pas du tout ! Je complimente quand c'est justifié, rien d'autre.
— Je ne suis pas convaincue, dit-elle en faisant la moue.
— Personne n'a jamais tenté de vous draguer pendant une consultation ?
— Si, deux ou trois gros balourds qui se croyaient irrésistibles. Alors que vous…
— Moi quoi ?

Elle a ignoré ma réplique en enchaînant :

— Vous revenez dans dix jours pour retirer les fils.

Je n'ai pas pu m'empêcher de répondre, par réflexe peut-être :

— Avec plaisir.
— Ne soyez pas si optimiste : vous aurez mal.
— Mal ! Comment ça ?
— Quand je retirerai les fils.
— Ah bon… Ben, je m'accrocherai à la table. Ou à vos jambes. Vous irez doucement, je ne suis pas maso du tout.
— Mais non, je plaisantais. Vous ne sentirez rien.
— Ouf ! Bon, je peux me mettre debout ?
— C'est fait, vous pouvez vous relever. On retirera les fils dans dix jours maximum.

Elle a écrit une ordonnance ; du Doliprane en cas de douleur. J'ai payé et me suis levé.
Alors que je lui tendais la main pour la saluer, elle m'a arrêté.

— Attendez ; vous allez faire une prise de sang. Je vais vous faire une ordonnance : hépatite A, B et C, etc.
— Mais… je n'ai rien du tout !
— Comment en êtes-vous si certain ? Ce n'est qu'un contrôle ; ça ne prendra que cinq minutes de votre temps. Mieux vaut prévenir que guérir. Et puis ça me rassurera.
— Ça vous rassurera !?

Elle répondit précipitamment :

— Vous serez rassuré, je veux dire.
— Bon d'accord, j'irai quand j'aurais le temps.
— Vous irez avant de revenir pour retirer les fils. Je ne vous donne pas de rendez-vous. Venez à 18 heures 45 ; vous serez le dernier, vous n'aurez pas à attendre.


Dix jours plus tard, je suis arrivé dans la salle d'attente à 18 heures 45 après avoir tourné cinq bonnes minutes pour garer mon véhicule. À cette heure-là les couloirs s'étaient vidés, les assistantes médicales parties, personne dans la salle d'attente.
Quinze minutes plus tard, une patiente est sortie de son cabinet, accompagnée par ma dermato en blouse blanche comme toujours.

— Monsieur Durand, bonjour ; attendez quelques minutes s'il vous plaît.

Je me suis rassis ; mais nerveux, je me suis relevé pour faire les cent pas dans la salle d'attente, lisant et relisant les affiches punaisées aux murs. Au moins dix minutes plus tard, elle a ouvert sa porte en m'appelant :

— Monsieur Durand, venez.

Je suis resté scotché trois secondes : elle s'était changée ! Petite jupe beige légèrement plissée découvrant le tiers des cuisses, chemisier blanc et veste assortie à la jupe, un collant de couleur beige assortie à la jupe, et surtout des escarpins noirs vernis aux pieds, très hauts, aux talons fins. Elle était splendide. Ce n'était plus une dermatologue en pleine séance de travail que j'avais face à moi, mais une femme vêtue avec soin pour plaire.

En m'avançant vers elle, j'ai immédiatement remarqué ses lèvres recouvertes d'un rouge satiné, les yeux maquillés avec soin, bracelets aux deux poignets, collier de perles fines dont la boucle descendait à la limite de l'échancrure du chemisier.

— Eh bien… vous êtes superbe ! Bravo pour les escarpins, ça vous va super bien. De sortie, ce soir ? Invitée au restaurant ?

Avec un grand sourire aux lèvres, elle a répondu :

— Peut-être bien…
— Ah bon, vous ne savez pas ?
— Je ne suis pas certaine qu'il ait compris.
— Il est timide ; il n'ose pas vous inviter ?
— Peut-être trop bien élevé.

J'étais sidéré : une dermato qui explique à son patient qu'elle s'est préparée pour plaire à un homme !

— Pourquoi ne vous lui dites pas ?
— J'espère qu'il est assez intelligent pour comprendre.
— Qu'y a-t-il à comprendre ? Que vous avez envie de lui ? À sa place, je comprendrais tout de suite.

Elle a ri, n'a pas répondu à ma question, et s'est retournée pour fermer le verrou de la porte.

— Vous fermez à clef ? Vous comptez jouer du bistouri avec mon corps…

Elle a éclaté de rire, contournant son bureau.

— À cette heure-ci, il faut faire attention. Vous n'imaginez pas le nombre de malades qui se baladent dans les couloirs.
— Des malades ? Ah, ben ici, ce n'est quand même pas étonnant.
— Vous le faite exprès ou… des malades dans leur tête !
— Alors vous êtes mon garde du corps ! je m'exclamai en souriant.
— N'inversez pas les rôles : c'est à vous de me protéger, de me rassurer, moi, faible femme.
— Voulez-vous que je vous prenne dans mes gros bras ?
— Allons, soyez sage ; d'ailleurs, vos bras sont plutôt minces.

Elle minaudait un peu ; le rapport expert-patient s'était inversé. Je la sentais nerveuse, inquiète de savoir si elle me plaisait. J'ai pris place face à elle, la dévisageant, intrigué par ce dialogue étrange. Le silence s'était établi, seulement rompu par le bruit de la circulation dans la rue. Elle a ouvert un dossier cartonné, en a sorti une feuille. J'ai immédiatement remarqué qu'elle croisait les jambes lentement tout en essayant de regarder discrètement si je l'observais. Bien entendu, grâce au plateau de verre fumé, je voyais tout de son manège. Un léger sourire éclairait son visage.

— Êtes-vous marié ?
— Non ; et vous ?
— Oui, mais…

Sa réponse évasive m'a refroidi. Des scrupules m'ont envahi : je draguais une femme mariée, j'avais envie de la faire déraper. Je me suis trouvé désemparé, même déçu. Peut-être jouait-elle avec moi, mais très vite sa tenue vestimentaire a évacué mes doutes. À peine quelques secondes plus tard elle a plongé ses yeux magnifiques dans les miens en commentant les résultats de la prise de sang qu'elle m'avait demandée – ou plutôt imposée – de faire.

— Bien, les résultats d'analyse sont parfaits ; vous avez été sage.
— Sage, moi ? Pas vraiment ; disons prudent, ou conscient.
— Vous n'êtes pas sage… que voulez-vous dire ?
— Si j'étais à la place du monsieur trop bien élevé qu'apparemment vous voulez séduire, je ne serais pas sage ; je prendrais volontiers sa place pour passer une soirée avec vous. Je suis déjà séduit !

Elle a éclaté de rire, a décroisé et recroisé nerveusement les cuisses. Je ne me suis pas gêné pour observer ses mouvements. Elle a repoussé une mèche de cheveux d'un geste terriblement féminin et gracile.

— Vous… vous êtes vraiment spécial ! Vous draguez toujours comme ça ? Bien, on les retire, ces fils.

Vêtue comme elle l'était, sexy à souhait, ce n'était pas un hasard. On ne reçoit pas un patient dans cette tenue. D'ailleurs, quand elle m'avait demandé d'attendre, elle portait une blouse blanche très professionnelle. Elle aurait très bien pu se changer après mon départ. Je raisonnais à toute vitesse… C'est bizarre comme on se retrouve rempli de doutes face à une évidence, mais justement tellement évidente qu'on a du mal à y croire.

Avant de quitter son fauteuil, elle a retiré ses bracelets, les a posés sur son bureau. Une évidence m'a sauté aux yeux : elle les avait mis pour me recevoir, mais le professionnalisme ayant pris le dessus, elle les a retirés pour travailler.

Puis elle a soulevé une jambe, bien haut, attrapant le talon de l'escarpin, faisant semblant de l'ajuster. La jupe a glissé sur les cuisses, les dévoilant en totalité. J'ai eu tout le loisir de détailler son entrejambe : elle portait un collant sans empiècement. Plus aucun doute : elle s'exhibait carrément. D'ailleurs, elle m'avait jeté un très discret coup d'œil pour s'assurer que je n'avais rien manqué de son exhibition.

Elle s'est prestement mise debout, et nous sommes passés dans la petite salle de soins attenante à son bureau. Prétextant que le soleil était trop fort – ce qui n'était pas tout à fait faux – elle a actionné la manette des persiennes de façon à les orienter face aux rayons lumineux, ce qui a créé une légère pénombre.

— Allongez-vous sur la table, sur le dos.

Une folle envie de caresser ses jambes m'a pris aux tripes. Au pire je risquais de prendre une baffe, mais après son exhibition elle devrait se laisser faire, alors je me suis lancé :

— Une invitation au restaurant, ça se mérite, n'est-ce pas ?
— Bien sûr ; je me suis habillée en conséquence. J'ai pensé que cette tenue est plus appropriée que la petite robe noire.
— Ce n'est pas ce que je voulais dire.

J'ai retiré mon bras de la table d'examen, le laissant tomber vers sa jambe. Mes doigts ont frôlé un mollet, la faisant tressaillir. J'ai lentement remonté la main, faisant crisser le tissu du collant. Je l'ai sentie frémir, tout en me laissant faire. Alors je me suis enhardi ; mes doigts couraient le long du nylon. Je la caressais lentement, tous les sens en éveil, guettant sa réaction pendant qu'elle s'affairait pour retirer les fils.

Je remontai encore plus haut ; cette fois-ci, ma main est passée sous la jupe, montant toujours en glissant les doigts à l'intérieur des cuisses. Elle a écarté légèrement les jambes pour me faciliter le passage. Mon excitation a monté d'un cran. Mes doigts ont fini par atteindre son entrejambe ; elle avait dû couler un peu : le tissu du collant était humide ! J'ai senti une crispation de sa cuisse tandis que ses doigts s'affairaient pour retirer les fils.

— Vous allez me faire faire une bêtise ; je risque de vous blesser, a-t-elle remarqué d'une voix terriblement rauque.
— Mais non, je vous fais confiance.

Je caressais l'intérieur des cuisses en évitant soigneusement de toucher le nylon au niveau de sa vulve. Je tentai d'attraper son regard ; ses pupilles glissaient avec rapidité de mes yeux aux fils qu'elle retirait avec délicatesse.

Elle s'est mise à respirer rapidement. Mon cœur battait à tout rompre, je bandais comme un malade. Dans une clinique, rien d'étonnant à ça, sauf que je n'étais pas malade ! Sa passivité me donnait une furieuse envie de fouiller entre ses cuisses.

— Non, s'il vous plaît, je… je ne peux pas faire ça.
— Pourquoi ?
— Parce que… j'ai… je fais une bêtise, et…
— Laissez-vous faire.

Ma demande était inutile : avec complaisance, elle me laissait faire. Je pouvais caresser ses cuisses qu'elle avait volontairement séparées pour faire de la place à ma main qui se faufilait sous la jupe.

— Attendez… j'ai presque terminé, et…

Elle m'a répondu d'une voix presque inaudible. Je me suis mis à pétrir ses cuisses, me régalant de sa chair élastique de femme. Mais je voulais sentir sa peau nue.

— C'est bon ? Vous aimez ?
— Oui, terriblement bon, je…
— C'est ça que vous vouliez ? C'est excitant d'être caressée par un patient en travaillant, n'est-ce pas ?

Elle n'a pas répondu. En tentant de maîtriser sa respiration, elle a lâché :

— Voilà, c'est fait, vous pouvez vous relever.

Je me suis relevé prestement et l'ai plaquée contre la table d'examen en la prenant dans mes bras. Nos lèvres se sont immédiatement jointes, les langues se cherchant en tournoyant avec sensualité. C'est fou ce qu'un profond baiser peut être excitant !
J'ai susurré à son oreille :

— J'ai envie de vous, là, tout de suite !

J'ai relevé sa jupe à la taille, l'ai agrippée aux hanches en la soulevant pour l'asseoir sur la table d'examen. Elle ne portait pas de culotte : son collant était très fin, sans aucune marque au niveau du pubis, ne cachant rien de sa vulve soigneusement épilée, hormis une petite touffe de poils au-dessus de la fente de son sexe. Fou d'envie, j'ai crocheté le collant en utilisant mes ongles, puis j'ai tiré vers les côtés pour le déchirer, découvrant une chatte luisante de mouille.

Elle me laissait faire, les lèvres entrouvertes, observant mes mains qui écartaient l'ouverture déchirée du nylon. Sa chatte sentait fort ; les grandes lèvres bien ouvertes débordaient largement, avec de petites gouttelettes accrochées aux bords.

J'ai fixé ses yeux durant quelques secondes ; elle avait le regard flou et les lèvres entrouvertes. Je me suis penché, approchant ma bouche, me soûlant de l'odeur forte qu'exhalait son sexe, puis j'ai plongé dans sa vulve, fouillant de la langue et des lèvres les replis de son con. Je me suis mis à laper les recoins de sa chatte imberbe, la bouche engluée de mouille. Son sexe dégorgeait abondamment un jus chaud, c'était délicieux ! Elle gémissait, les cuisses grandes ouvertes qui tremblaient légèrement. J'avais agrippé ses fesses de mes mains.

— Lèche-moi bien…

Elle avait oublié le vouvoiement. Appuyée d'une main sur la table, elle avait posé l'autre sur ma tête, caressant mes cheveux. Elle s'est mise à couiner, la respiration haletante. Les muscles de son corps se sont crispés. La bouche grande ouverte, elle s'est laissé tomber sur le dos.

— Stop… s'il te plaît.

Je me suis relevé, la bouche pleine des sécrétions de son con baveux. Elle a récupéré lentement, en respirant profondément. Elle a relevé le buste, s'est accrochée à mon cou.

— Tu m'as bien fait jouir. Tu ne sais pas seulement draguer, tu sais aussi lécher. Embrasse-moi.

Nous nous sommes embrassés longuement, mêlant les saveurs de son sexe entre nos bouches.

— Maintenant, prends-moi.
— Tu as une capote ?
— Pas besoin, la prise de sang, c'était pour savoir si tu es sain. Tu m'as bien draguée ; tes remarques, ton regard… j'ai eu très vite envie que tu me baises.
— Tu fais ça souvent ?
— Jamais, c'est la première fois. J'avoue que c'est très excitant de me faire prendre ici. Enfile-moi, sors ta queue, vite !

Son langage châtié a fouetté mes sens. L'entendre dire « enfile-moi » a décuplé mon envie d'elle. J'ai dégrafé ma ceinture, descendu la fermeture Éclair et, sans même baisser mon pantalon, je me suis enfoncé facilement en elle, bien profondément. C'était fort, terriblement érotique. Elle était juste à la bonne hauteur, assise sur la table d'examen. Elle s'est couchée sur le dos, les jambes pendantes, puis elle a commencé à gémir.

— Je veux que tu me baises fort.

Elle se comportait comme si nous étions amants depuis longtemps. Ça m'a surpris, et aussi beaucoup excité, s'il le fallait vraiment car l'avoir léchée dans son cabinet m'avait mis dans un état d'excitation rarement vécu, comme un bon vin m'ayant un peu soûlé. Alors je l'ai baisée fort, en cognant contre la table, les mains agrippées à ses fesses. J'ai même glissé un doigt dans sa raie, en écartant les deux globes fessiers. Elle était tellement mouillée que ça glissait délicieusement jusqu'à son anus.

Certaines femmes sont muettes lorsqu'elles baisent. Ce n'était pas le cas de ma dermato ; elle ponctuait mes coups de reins de « Vas-y… vas-y… ouiii ! »

J'ai fini par me vider en elle en gémissant. Je l'ai entendue crier, le corps tétanisé. Je me souviens avoir voulu envoyer mon sperme sur son collant pour le souiller mais, trop excité, je n'ai pas pu me retenir. Nous n'avons pas baisé très longtemps, juste quelques minutes de frénésie.

Nous avons repris lentement notre souffle, mon torse couché sur elle, ma bouche déposant de petits baisers sur son visage. Elle a enserré mon cou de ses bras, m'a serré fort. Nous ne nous étions pas déshabillés : elle en tailleur et chemisier, la jupe roulée aux hanches, moi en chemise et pantalon de costume. J'ai réalisé que je n'avais même pas vu ni caressé ses seins.

Je me suis redressé en la gardant contre moi. J'ai remué légèrement ma queue qui était encore bien dure dans son conduit ; ça glissait tellement facilement… Soudain, elle a presque crié en reprenant le vouvoiement :

— Oh… pardon, vous en avez partout !

J'ai baissé les yeux. Toujours enfoncé en elle, j'ai découvert du sang autour de ma queue. En me retirant, un mélange de sperme, de sang et de filaments s'est écoulé de sa fente. J'en avais sur le haut des cuisses et les testicules. La fermeture de mon pantalon, que je n'avais même pas baissée pour l'enfiler, était tachée de sang.

— Tu as tes règles ?

Confuse, elle a bafouillé :

— Je… je ne savais pas que ça allait arriver maintenant… euh, aujourd'hui, je veux dire. J'ai honte, pardonnez-moi.
— Ce n'est pas grave, sauf le pressing, ai-je répliqué en riant. Et je ne peux pas t'emmener au restaurant avec cette tache ! J'espère que tu as pris ton pied.

Soulagée de voir que je ne le prenais pas mal, elle a repris le tutoiement.

— Ah, ça oui ! C'est vrai que je suis toujours très excitée juste avant mes règles.
— L'orgasme te rend encore plus belle.
— Merci. Ça fait longtemps que j'avais le fantasme de me faire baiser par un patient. Je ne regrette pas une seule seconde, c'était super ! J'ai adoré quand tu as déchiré mon collant pour me baiser. C'était terriblement excitant. Tu reviendras ?
— Si tu m'allumes encore comme tu l'as fait, oui !
— Eh bien justement, je mouillais comme une vicieuse quand je me suis préparée pour te recevoir. J'étais folle d'envie, d'une bonne queue. Tu es allé au-delà de mes attentes quand tu m'as léchée. J'adore ça, tu sais…
— Ta chatte est délicieuse, ou plutôt le jus qui en coule.
— Dis donc, tu ne serais pas vicieux par hasard ? a-t-elle rétorqué en riant.

Elle est descendue de la table d'examen, découvrant les dégâts causés par nos ébats.

— Bon, il faudrait quand même nettoyer tout ce sang. Pour l'invitation au restaurant, c'est plutôt mal parti : mon collant est bon à jeter, et je crois bien que ton pantalon est foutu… Et puis ça sent le couple qui vient de baiser, il faut aérer.

Nous sommes tous deux partis dans un joyeux éclat de rire.


Deux semaines plus tard, nous avons effectivement dîné ensemble. Nous nous sommes retrouvés dans un parking résidentiel avant de partir à bord de mon véhicule pour un restaurant situé à quelques 60 kilomètres. C'est elle qui l'avait choisi, question de discrétion.

Il faisait encore doux malgré le début de l'automne. Elle est arrivée au volant de son cabriolet. Je me suis approché avant qu'elle ne sorte de sa voiture. Elle a souri, a sorti une jambe chaussée d'un escarpin au talon effilé. Les jambes minces se sont dévoilées, gainées de bas fins couleur chocolat, contrastant de façon délicieusement érotique avec la peau nue découverte en haut des cuisses. Elle avait dû remonter sa jupe à la taille pour pouvoir conduire car trop serrée, m'a-t-elle expliqué avec malice. Une culotte fine, presque transparente, recouvrait sa fente avec peine. Elle m'observait, cherchant à lire le désir dans mes yeux. Sous une veste de lin, elle portait un tee-shirt très échancré qui découvrait le sillon de ses petits seins.
J'ai eu tout de suite envie d'elle, de la punir d'être aussi excitante, mais l'endroit ne s'y prêtait pas.

— Tu es belle, Marie ; délicieusement belle et désirable.

Satisfaite de l'effet qu'elle produisait sur moi, elle est sortie de sa voiture avec sa classe habituelle pour venir se glisser dans le siège de la mienne, les cuisses bien découvertes jusqu'à l'aine, exhibant la peau nue et satinée au-dessus de la lisière des bas.

À peine quelques minutes plus tard, elle m'a avoué qu'elle aurait voulu me sucer tout de suite.

— As-tu envie de moi ?
— Je bande comme un malade.
— Arrête-toi dès que tu peux, j'ai envie de sucer ta queue.

Je me suis engagé dans un chemin de terre bordé d'arbustes touffus. Je suis sorti de mon véhicule, l'ai contourné par l'arrière pour me positionner debout contre sa portière. Je l'ai découverte torse nu, les seins à l'air ! Elle avait retiré son tee-shirt et baissé son soutien-gorge pour dégager les deux petits globes, qui finalement n'étaient pas si petits. Elle a baissé sa vitre en bombant le torse, les pointes des seins très érigées.

— Tu ne t'es pas encore occupé de mes seins. Ils sont très sensibles. Si tu veux mettre ta queue dans ma bouche, il faut t'en occuper !

Je les ai caressés en triturant les pointes, observant sa réaction. Elle a soupiré en m'invitant à être moins doux. Alors je les ai malaxés, j'ai pincé les tétons en les faisant rouler entre mes doigts, tirant dessus au fur et à mesure de ses gémissements.

— C'est très bon, tu sais bien t'en occuper. Donne-moi ta queue.

Je me suis dégrafé et me suis collé contre la portière. Elle a saisi ma tige de ses doigts fins, s'est penchée pour l'engouffrer dans sa bouche. Elle a sucé ma bite comme on s'occupe d'un bâtonnet de glace, en salivant beaucoup, le regard plongé dans mes yeux. C'était terriblement excitant. Puis elle a recraché ma tige en la tenant fermement dans sa main, l'observant avec un air de quelqu'un qui réfléchit en fronçant les sourcils. Elle a soupiré avant de me dire :

— J'adore sucer une bonne bite qui bande pour moi !
— Profite !
— Tu vois, moi aussi je sais sucer aussi bien que les petites salopes que tu as baisées dans ta vie.

Sa décontraction vis à vis des choses du sexe contribuait à renforcer mon excitation. Nous nous connaissions à peine, et pourtant elle se comportait comme si nous étions amants depuis longtemps, n'hésitant pas à employer des mots grossiers.

Je n'ai pas tenu longtemps ; elle faisait ce qu'il fallait pour que je jouisse vite. Je me suis répandu dans sa bouche en tirant comme un sourd sur les pointes de ses nichons.

D'habitude, c'est moi qui mène le jeu avec les femmes. Avec ma dermato, c'était l'inverse : elle semblait assoiffée de sexe, utilisant la provocation avec justesse.

Calmés, nous avons repris la route. Elle a voulu rester seins nus, pour entretenir mon excitation, disait-elle.


Dans le restaurant qu'elle avait choisi en réservant une table à mon nom, nous étions assis côte à côte devant une table ronde, sur une terrasse bien abritée.

Elle m'intriguait ; tout s'était passé trop facilement, trop vite. Alors je l'ai questionnée pendant le repas, en essayant de ne pas être trop intrusif.

Son mari était en séminaire dans un pays lointain. Elle avait deux fils, tous deux médecins également. Leur couple était tombé dans une routine au bout de vingt-deux années de vie commune, mais ils s'entendaient bien. Côté sexe, ils avaient des dérivatifs. Elle m'a expliqué que dans le domaine médical, ils vivaient des choses difficiles, parfois terribles. Alors, pour oublier les moments difficiles, il y avait de temps en temps des soirées entre eux un peu spéciales.

— Je suis une femme, avec des envies de femme, et comme j'ai des envies un peu, disons… « spéciales », tu es l'homme de la situation.
— Ah bon ; pourquoi moi ?
— Parce que tu m'as très vite comprise. Et puis, c'est un peu de ta faute ; tu n'as pas hésité à me draguer, avec tact d'ailleurs, sans en faire trop.

Je lui ai demandé si, dans le domaine du possible, elle pouvait me dire quelques mots sur ces fameuses soirées. Il s'agissait bien sûr de soirées basées sur le sexe, où tout le monde se lâchait. Je n'ai pas insisté, à part lui demander de me décrire sa tenue vestimentaire préférée pour ce genre d'activité. Elle m'a répondu, en me fixant du regard « Entièrement nue sous une robe longue fendue à l'arrière jusqu'à la raie des fesses. » Puis elle a ajouté, avec un sourire malicieux « Je crois que ça te plairait, pour infiltrer ta main très haut. »

J'ai tout de suite compris le message. J'ai posé la main sur son genou, glissé les doigts entre les cuisses, jusqu'à remonter très haut, là où la fente de son sexe était brûlante. Brûlante, effectivement : elle n'avait plus de culotte !

— Qu'en as-tu fait ? Je ne t'ai pas vu la retirer.
— Je l'ai retirée aux toilettes, avant de passer à table. Tiens, cadeau, a-t-elle dit en la sortant de son sac pour me la donner.

Manifestement, elle se foutait bien du regard des gens attablés sur cette terrasse. Je l'ai portée à mes narines ; le tissu était imprégné de secrétions : elle avait dû couler dans la voiture. En chuchotant, elle m'a expliqué :

— J'ai coulé en suçant ta bite. Elle sent assez fort pour toi ?

Je lui ai souri en enfonçant deux doigts dans sa fente. Elle a gémi en ouvrant largement les cuisses.

— Au retour, tu t'arrêteras dans un chemin ; je veux que tu me baises sur le capot, comme une salope qui ne pense qu'à se faire mettre.

Je l'ai effectivement baisée sur le capot ; ou plutôt nous avons baisé, avec tendresse d'abord, puis avec férocité. Elle m'a mordu la langue quand j'ai forcé son cul avec deux doigts.


Nous nous sommes vus de temps en temps, uniquement pour baiser. Elle venait chez moi, vêtue ultra sexy mais toujours avec classe.

Elle était belle, bien sûr, mais un peu trop mince à mon goût. Chez une femme, j'aime bien en avoir plein les mains. Mais son comportement de femelle ayant le feu au cul m'excitait toujours autant. Alors un jour je suis allé à son cabinet, à dix-neuf heures, sans la prévenir. Je n'étais pas certain qu'elle serait là, mais j'avais une telle envie de la baiser que j'ai tenté le coup. Je suis quand même venu avec une rose à la main.

Dix minutes après mon arrivée, elle est sortie de son cabinet avec un patient. Elle m'a aperçu, est restée figée trois secondes, puis m'a demandé d'attendre deux minutes.

En effet, quelques petites minutes plus tard, la porte s'est entrouverte et elle m'a appelé sans se montrer. Je suis entré en refermant derrière moi, la fleur à la main. Elle était derrière la porte, entièrement nue, avec juste des escarpins aux pieds qui lui allongeaient les jambes. Elle s'est collée contre moi, m'a tendu ses lèvres pour un long et profond baiser.

— Merci pour la fleur. Tu as bien fait de venir, je suis en manque. D'ailleurs, j'ai failli t'appeler.
— T'es pas croyable… Me recevoir entièrement nue dans ton cabinet !
— Ça te plaît, offerte comme ça pour toi ?
— Salope ! Tu fais toujours des trucs pour me faire bander. Sais-tu pourquoi je suis venu ?
— Non, aucune idée. Dis-moi, a-t-elle répliqué avec un sourire mutin aux lèvres.
— Pour te baiser sur ta table d'examen !
— Tu ne serais pas un peu pervers par hasard ?
— T'es gonflée ! C'est toi qui as voulu que je te prenne ici.

Elle a ignoré ma réplique et a pris un air sérieux pour m'annoncer :

— Tu tombes mal, j'ai mes règles.
— Ah bon… Tu viens pourtant de me dire que tu es en manque.

Elle a ri en s'échappant vers la salle de soins. Elle a ouvert un tiroir, en a extrait un tube de vaseline. Avec l'air amusé de celle qui va faire une grosse bêtise, elle a commenté :

— Pour une fois, ça va servir à autre chose de bien plus agréable que d'habitude ! Puisque tu meurs d'envie de me baiser, je vais t'offrir mes fesses…
— Tu peux le dire mieux que ça ?
— Je vais t'offrir mon cul : tu vas m'enculer ! Ça te tente ?
— Oui, ça me tente d'enculer une praticienne dépravée dans son cabinet. C'est ça qui t'excite ?
— Énormément, tu n'imagines pas à quel point !

Elle a ouvert le tube de vaseline, s'est mise de dos en se courbant pour déposer une noisette de crème sur son anus.

— Ça fait longtemps que j'y pense, et c'est toi qui vas prendre mon cul ; j'ai envie de ta bite, bien profond comme tu dis !

Puis elle s'est accoudée sur la table de soins en cambrant les reins pour bien faire ressortir son derrière.
J'ai voulu la prendre de face : je voulais voir son visage en m'enfonçant dans son cul.

— Pas comme ça. Assieds-toi dessus face à moi, je veux te voir.
— Eh bien, tu es toujours aussi vicieux ! D'accord, vas-y.

Je l'ai prise à la taille, l'ai soulevée pour la déposer sur la table. Elle a relevé les genoux pour mieux s'offrir. J'ai glissé ma bite le long de sa fente en descendant lentement vers son petit trou. Bizarrement, je n'ai pas vu le fil du tampon qu'elle devait porter, mais je n'y ai pas porté attention plus que ça. Elle a remonté les genoux pour bien s'ouvrir. Le nœud au bord de son anus, j'ai poussé. C'est entré d'un seul coup grâce à la vaseline. Je me suis enfoncé jusqu'au fond, les couilles collées contre ses fesses.
La bouche ouverte, un son guttural est sorti de sa gorge.

Je me suis reculé sans sortir complètement, puis j'ai investi son trou et entamé un pilonnage régulier de son antre. Plus que le plaisir d'investir son cul avec ma bite, c'est le fait de l'enculer dans son cabinet qui était terriblement excitant. Elle gémissait sans discontinuer, m'insultait à voix basse, m'incitait à y aller plus fort. Je l'ai vue porter ses doigts à son clito qu'elle s'est mise à frotter de manière désordonnée.

Quand je me suis vidé dans son cul en gémissant, submergée elle aussi par la jouissance, elle a émis un long cri rauque, tous les muscles du corps tendus à l'extrême.

Nous avons lentement repris notre souffle. Une forte odeur de sexe avait envahi la salle de soins.

— Ton cul est délicieux à enfiler…
— À enculer, tu veux dire ! m'a-t-elle répliqué, les cheveux en bataille. Merci du compliment pour mon derrière. Ta queue est un délice ; j'ai adoré te sentir entre mes fesses de praticienne dépravée. Ça m'a terriblement excitée de me faire enculer par un patient dans mon cabinet.
— Cette fois-ci, je ne suis pas taché de sang.
— Bien sûr, puisque mes règles sont dans deux semaines… !


J'avais décidé de ne plus la revoir ; je n'étais pas amoureux d'elle. Physiquement, ce n'était pas mon type de femme, bien qu'elle fût très belle. Mais à chaque appel, je ne pouvais résister : une envie dingue, dévastatrice de la baiser dans son cabinet, de prendre son cul prenait le dessus sur mes bonnes résolutions. Tout cela à cause de son attitude de vicieuse excitée, de femelle ne désirant qu'une chose : se faire enfiler par moi sur sa table d'examen.