Chapitre 3

Elle se cabra un peu, se dandinant légèrement sur le chevalet, comme une jeune pouliche qui donne des signes d'impatience. Ma main descendit sur ses cuisses lisses et apprécia leur forme allongée, la peau satinée. J'effleurai l'orée du sexe, les lèvres bien ourlées, mon doigt remontant jusqu'au fin petit cratère déprimé en son centre de façon si émouvante, le caressant du bout de la pulpe. Je la vis creuser ses reins nerveusement et tout son corps se couvrir de chair de poule, à la vitesse d'un frisson.

Je palpai tout en caressant ses ravissants hémisphères, puis lentement, éloignai la main à une petite distance pour prendre mon élan et mieux la faire s'abattre sur sa fesse. Le claquement retentit. Puis un autre, doucement d'abord, et très lentement, alternant systématiquement droite et gauche.
Elle ne bronchait pas.
La main s'abattait fermement, se refermant comme si elle voulait à chaque fois emprisonner et garder la chair élastique en elle afin de prendre un peu de sa chaleur. Puis j'accélérai légèrement le rythme et commençai à élargir la zone d'impact, en claquant plus sèchement la peau tendue et tendre.

Elle ne réagissait quasiment pas. La peau rosissait désormais de plus en plus visiblement. La chaleur montait, sur sa peau pâle comme dans la pièce. Nos deux cœurs battaient de plus en plus fort et de plus en plus vite, comme le rythme de la fessée.

De temps en temps, je faisais des pauses de quelques secondes. Je couvrais désormais tout son fessier, de la partie intime à l'intérieur du sillon fessier jusqu'au bord de la hanche, et du bas des reins jusqu'au pli séparant la fesse du haut de la cuisse.
Elle respirait de plus en plus fort, mais aucun son ne sortait de sa gorge. Ça me plaisait.

Quand ma main s'attaqua à sa cuisse lisse et bombée, elle se mit à pousser des petits cris. J'alternais fesses et cuisses. Elle ne protestait pas sur ses fesses, mais criait quand la claque frappait sa cuisse. Son fessier prenait une teinte bien rouge désormais. Il était brûlant. Elle encaissait bien.

Je cassai le rythme pour distribuer désormais des salves brèves mais rapides sur son beau cul, répartissant la claquée de façon harmonieuse sur le maximum de surface possible. Elle poussait des petits cris brefs et émouvants, à peine audibles.

J'interrompis la punition et m'accroupis à sa tête. Je pris délicatement son menton et le redressai jusqu'à ce que ses yeux clairs se fichent dans les miens. Ils étaient brillants, troubles. Quelque chose l'habitait désormais.
Je lui demandai très doucement :

— Est-ce j'arrête là ou est-ce que je continue ?

Elle répondit sans hésitation :

— Vous pouvez continuer.
— Êtes-vous sûre que c'est ce que vous voulez ?
— Oui Monsieur.
— Êtes-vous sûre que vous pourrez le supporter ?
— Oui Monsieur. J'en ai envie.
— Alors vous aimez ça ?
— Oui, j'aime. J'en veux encore !
— Alors il va falloir me le demander en y mettant les formes…
— Fessez-moi encore, s'il vous plaît. Fessez-moi, Maître.

« Humm » dis-je en contemplant son visage, ses beaux yeux de femelle conquise ; je pris sa bouche avec passion, y enfonçai ma langue. Elle me rendit cette galoche avec fougue.

— Puisque vous le voulez… la punition va vraiment commencer ! dis-je en retournant vers sa face cachée.

Je me mis alors à lui claquer son adorable et délicieux postérieur avec force, comme si j'étais en colère, à un rythme régulier et soutenu. Là, elle se ne retint plus, et la pièce s'emplit de ses cris, des cris intenses, poussés avec la toute puissance de sa jolie voix de mezzo-soprano, des cris terribles et désespérés, des cris de femelle qui jouit violemment, qui s'abandonne et lâche prise.

Cette vigoureuse et violente claquée ne dura peut-être pas plus d'une minute mais elle fut aussi terrible pour elle que pour mes bras qui furent vite courbaturés et pour mes mains qui me brûlaient. Quand je revins vers sa tête, ses larmes coulaient avec son rimmel ; elle peinait à reprendre son souffle.

J'attrapai ses seins, les malaxai entre mes doigts, les pressai fortement. Elle ne réagit que lorsqu'ils avaient glissé vers ses pointes fermes et commençaient à les travailler sans douceur.
Elle se remit à pousser des cris stridents.
Je les lâchai, mais pour aller quérir une paire de pinces métalliques. Je m'appliquai à en poser une bien sur la pointe de son mamelon. Elle cria longuement.

— Chochotte… lui dis-je, ça, c'est une pince pour débutante.
— AH ! AH ! Ça fait mal… OOOHhhh…
— Vous allez vous y habituer.
— Ouïouïouille… ouille ! Ah, c'est terrible !
— Mais non. Vous verrez : ce sera pire quand j'aurai placé un petit poids au bout de chaque chaîne. Et pire encore quand vos seins se balanceront parce que j'aurai recommencé à vous tanner le cul.

Elle haleta davantage quand les petits poids oscillèrent au bout de ses mamelons.

— Maintenant, ma belle Eva, il est temps que vous goûtiez à un autre plaisir.

Je me saisis de mon long martinet en caoutchouc et pris position à la meilleure distance de sa croupe. Ses fesses oblongues étaient d'un rouge tomate bien mûre. D'un geste assuré d'expert, je me mis à lui cingler lentement son fessier, visant l'intérieur de ses fesses, la proximité de son anus. Elle se remit à pousser des cris brefs et aigus.
Je ne me laissai pas attendrir ni apitoyer et continuai à lui flageller de la même façon fessier et cuisses qui se marquèrent bientôt de traits roses vifs. Je m'appliquai à bien doser la force avec laquelle les lanières giflaient sa tendre peau de femme mûre.
Ses cris étaient espacés régulièrement, au rythme des coups de martinet, me faisant penser que si elle n'avait plus supporté la punition, si elle avait voulu y mettre fin, elle aurait supplié, imploré ; mais tout ceci m'indiquait qu'elle n'en était pas encore rassasiée.

Je m'arrêtai un instant, m'approchai du bel objet de convoitise et caressai délicatement l'intérieur des fesses, là où la peau était restée blanche, peu atteinte par l'extrémité des lanières. Mes doigts descendirent lentement, effleurant le tégument presque nacré, caressèrent la rosette plus sombre.
Ils s'insinuèrent avec audace dans l'entrebâillement de la vulve rose et délicate où je constatai avec satisfaction une bien émouvante douceur humide.

— Eh bien, Madame, on peut dire que vous ne pouvez guère camoufler le fruit de vos émotions et de votre trouble, n'est-ce pas ?

Elle ne répondit pas. Je fis le tour et trouvai son visage très rouge ; ses joues s'étaient empourprées.

— Très chère Eva, je vous ai corrigée et j'ai pu constater que ça a eu l'air de vous plaire. Êtes-vous satisfaite de ce début de punition ?
— Oui, Monsieur !
— C'est bien. Vous m'en voyez content également. Mais je trouve qu'une bonne soumise, même débutante, se doit de remercier son maître. Vous allez me montrer votre reconnaissance.

Là-dessus, alors que j'avais le ventre à hauteur de son visage, je m'approchai encore, presque à la toucher, et je me débraguettai.
Ce faisant, j'ajoutai :

— Appliquez-vous, s'il vous plaît. Mettez-y du cœur. Ne me décevez pas.

Je tendis vers sa bouche ma queue déjà dressée et lui soulevai doucement le menton. Sachant d'instinct ce qu'elle devait faire, elle ouvrit la bouche et engloutit mon vit qui disparut entre ses lèvres.
Je me mis à faire de lents va-et-vient sans grande amplitude, en ondulant du bassin.

— Humm… grognai-je de satisfaction, une pipe d'Eva Deline, quelle chance j'ai !

Et tout en caressant son joli visage je me mis à baiser sa bouche de plus en plus fort tandis qu'elle mettait beaucoup de zèle et d'application à me sucer ; je sentais ses jolies lèvres et sa langue faire des merveilles.
Ma pine durcissait encore, le plaisir montait. Je mis fin au mouvement pour ne pas risquer de jouir déjà et de partir dans sa bouche. Je la détachai enfin et l'aidai à descendre du cheval d'arçon. Elle commençait à se plaindre de courbatures.
Je lui pris la main et l'entraînai devant la table basse sur laquelle je l'invitai à monter et à s'y installer à quatre pattes.

— Voulez-vous des coussins pour mettre sous vos genoux, chère Evelyne ?
— Je ne suis pas une chochotte… répondit-elle en souriant.

Les poids continuaient à se balancer au bout de ses mamelons mordus par les pinces, l'obligeant à effectuer des mouvements lents et prudents.

— Je vous trouve très belle, ainsi, à quatre pattes, avec vos jolis tétons tiraillés.
— Merci… souffla-t-elle.
— Écartez un peu les jambes, néanmoins. Et cambrez-vous bien.

Je ne pus m'empêcher de caresser encore sa nuque et de descendre sur son dos magnifique, ses reins, la naissance de ses fesses en feu.

— On dirait que vous êtes un de mes grands admirateurs, me dit-elle ironiquement.
— Sans être un de vos grands fans, j'avoue que j'ai toujours été un inconditionnel de votre beauté remarquable qui n'a fait qu'augmenter avec les années.
— Quel flatteur vous faites… Ça ne vous empêche pas de me fouetter… chose que vous faites très bien, et avec beaucoup d'application, je dois reconnaître.
— Vous méritez toutes mes attentions, que ce soit dans la tendresse comme dans la sévérité. Et je tiens à vous offrir le meilleur.
— Merci, Monsieur. Je dois dire que vous avez bien réveillé en moi des sensations de plaisir que je croyais enfouies très loin… et j'espère que j'aurai droit à ce que vous me soulagiez.
— Ne vous en faites pas, chère Evelyne. Il me tient à cœur que vous repartiez d'ici pleinement satisfaite et sexuellement comblée. Je suis au service de votre plaisir… et non l'inverse.
— Merci, soupira-t-elle. Je vous fais confiance. Je suis dans de bonnes mains avec vous.

Puis après un silence :

— Je suis votre femelle. Faites-moi découvrir des plaisirs inédits, interdits… du moment que je prenne du plaisir ; laissez libre cours à votre imagination. Faites-moi découvrir l'Amérique !
— Mais à votre service, Madame.

Là-dessus j'allai prendre dans l'armoire un élégant rosebud à la tête ornée d'un cristal aux facettes étincelantes.

— Je vais compléter votre beauté, chère Eva… dis-je en lui montrant l'objet.

Elle ne posa aucune question, ayant bien compris à quel endroit je le destinais.
Je pris un tube de gel, en versai une dose entre ses fesses, et lubrifiai également le rosebud sur toute la longueur. Je posai la pointe de l'objet sur son orifice borgne et le caressai quelques secondes avec.
Eva avait adopté une attitude d'attente patiente.

Je forçai légèrement sur le rosebud. Le petit anneau résista une seconde puis se relâcha – sans aucun doute sous l'effet de la bonne volonté docile de sa propriétaire – et l'extrémité de l'objet entra lentement en elle, élargissant progressivement le sphincter. Je fis quelques allers-retours afin d'assouplir le muscle anal de la belle, qui se laissa faire sans émettre un son.
Lorsque je forçai un peu plus, je vis son visage dans le grand miroir en face grimacer, mais elle engloutit l'objet jusque dans sa partie rétrécie, qui buta contre la tête du rosebud.
Je caressai et flattai ses fesses écarlates.

— Vous savez, ma chère, que vous êtes très sexy ainsi ? Vous le seriez encore davantage avec des boucles d'oreille assorties ainsi qu'avec les mêmes cristaux au bout des chaînes de vos tétons.

Je me mis à ce moment à faire balancer les dites chaînes avec des amplitudes de plus en plus grandes.
Elle cria :

— AH !… Je vous en prie, enlevez-les, celles-là, je ne les supporte plus !
— Hum, admettons. Surtout que j'ai envie de vous prendre… et j'imagine les sensations que cela va provoquer sur vos mamelons quand je vais vous saillir comme une chienne…
— Oh noooon !
— C'est moi qui décide. C'est moi le maître, ne l'oubliez pas !
— Mais cela va m'empêcher d'avoir du plaisir. Vous avez dit que vous étiez au service de mon plaisir, ne l'oubliez pas…
— Bon. Disons que je pourrais vous proposer un deal…
— Quel deal ?
— Je vais vous proposer un marché : je vous enlève ces pinces tout de suite, mais par contre je vous fais goûter à la strape…
— La strape ? C'est quoi, la strape ?

J'allai d'un pas lent à l'armoire ancienne et parmi les divers instruments pendus je choisis une de mes strapes, de longueur moyenne. Je revins vers elle et la lui mis sous les yeux qu'elle écarquilla, plus de crainte que de surprise. Ils parcouraient l'objet, belle lanière de cuir souple, de 6 cm de large sur 45 cm de long. Je lui fis humer l'odeur enivrante, lui caressai le visage avec, la fis passer sous son menton et la naissance de son cou.

— Celle-ci est ma préférée : elle est plus large et plus souple qu'une ceinture, se déploie à grande vitesse comme un serpent sur les fesses des insolentes et des rebelles, avec un sifflement et un claquement émouvants. Elle a tanné le cul de femmes de tout âge ; je l'ai trouvée chez une antiquaire, une grosse femme blonde, qui a tenu à ce que je l'essaie sur elle. Elle a, paraît-il, plus de 100 ans et a été parfaitement entretenue. Sentez son cuir ; imaginez le nombre de fessiers volages et pervertis qu'elle a marqués, probablement des femmes du monde à qui on aurait donné, en les croisant dans la rue, le bon dieu sans confession. Alors, ma chère Eva, qu'en dites-vous ?
— Euh… eh bien, c'est troublant, en effet. Mais… j'ai peur que ça fasse très mal.
— Rassurez-vous, ma chère : oui, c'est vrai que vous la sentirez passer ; mais il n'y a rien de meilleur qu'un bon tannage de cul. Et je sens que vos cris et hurlements vont m'exciter grandement et augmenter mon appétit… Et puis, vous venez de me dire que vous n'êtes pas une chochotte ! ironisai-je.
— Oui, mais… Bon, ça doit être terrible quand même…
— À vous de voir ; c'est vous qui décidez. Vous acceptez le deal ou vous gardez les pinces qui vous meurtrissent et vous torturent vos bouts de seins.
— Et si j'accepte, combien de temps durera le… enfin, le « tannage » de cul ?
— Pas de « temps réglementaire », mais douze coups de strape… que vous compterez, naturellement !
— Douze ? Et si c'est trop douloureux ?
— Vous vous engagez, pour tout ou rien. Si vous acceptez – mais j'insiste sur le fait que vous pouvez librement refuser – vous les prendrez, et jusqu'au bout. Quels que soient vos cris, vos pleurs, vos supplications, vos adjurations, vos larmes, vous prendrez la strape jusqu'au terme, jusqu'au douzième coup de minuit sonnant sur votre lune.

Elle semblait hésiter, plutôt apeurée.

— C'est un défi, Eva, je le reconnais. À vous de voir si vous êtes assez courageuse et assez fière pour le relever.
— La prochaine fois, alors, peut-être…
— Oui, peut-être alors… si nous en avons l'occasion.
— J'espère que je ne vous déçois pas ?
— Un peu, chère Evelyne. Mais je comprends : vous avez peur.
— Oui, un peu. Et après la fessée que je viens de prendre…
— Oh, vous manquez seulement d'habitude : elle n'était pas bien terrible. Mais autant que vous receviez une fustigation en rapport avec votre sensibilité, même si à votre âge, en général, les femmes sont moins douillettes. Bon, allons ! dis-je en me remettant à faire balancer les jolies chaînettes, entraînant ses mamelons distendus et ses seins étirés, tiraillés par la pesanteur.

Elle poussa des cris stridents. Je m'en amusai. Puis je vins me placer à sa croupe et présentai l'extrémité de mon vit à l'entrebâillement de sa vulve, devant son joli petit orifice rose et luisant. Je l'engouffrai lentement, et elle poussa un soupir de contentement. Je sentais à l'intérieur la tuméfaction du rosebud qui saillait dans le vagin ; je me sentais à l'étroit dans sa grotte chaude et accueillante.

Mes mains se refermèrent sur sa taille, enserrant bien fort le haut de son bassin, assurant bien leur prise, et je commençai à la besogner à longs coups de reins, qui devinrent rapidement des coups de boutoir. Elle était bonne, chaude, délicieuse.
Mais sous les secousses, les chaînettes se balançaient de plus en plus fort, allèrent de plus en plus loin et lui arrachèrent des cris aigus qui étaient des cris de douleur.