Ne jamais contrarier une femme en quête d'amour

« L'horoscope de Madame Irma :

Bélier :

Argent : Pour une fois que quelqu'un propose de vous payer un coup, profitez-en, mais pas trop.
Travail : Vous allez rencontrer votre médecin du travail aujourd'hui.
Amour : Ne jamais contrarier une femme en quête d'amour. »

Je plie le journal, une fois de plus peu convaincu par l'horoscope, et vide ma tasse de café-whisky-bière. Oui, café-whisky-bière, c'est un drôle de mélange que m'a fait découvrir Amalia du Lion. La première fois, c'est vraiment perturbant, mais après on s'habitue. Aujourd'hui, j'en suis même fan. La flemme d'aller à mon temple ce matin ; j'ai préféré venir directement au bar. Sur la terrasse, je profite de la brise matinale.

— Je te paye un coup, chevalier du Bélier ?

Je lève les yeux. Se tient devant moi Hypolita, sans l'armure du Sagittaire. Elle porte une petite robe mauve légère qui met en valeur sa délicieuse poitrine. Dans cette tenue, elle semble bien plus féminine que d'habitude.

— Oui, je te remercie. Vas-y, assieds-toi.

Le serveur passe. Je prends un autre café-whisky-bière et elle une vodka-orange. Encore très peu de monde à cette heure-ci, alors notre commande est vite apportée. J'observe en même temps ma collègue : ses cheveux roses coupés court, ses yeux et ses lèvres maquillés, sa petite robe légère… hum, elle qui n'a jamais montré le moindre intérêt pour moi, voilà qu'elle essaye de se montrer séduisante. C'est louche.

— C'est le Maquereau qui t'envoie ?

Elle ne semble pas surprise par ma question et sourit.

— Je ne vais pas te mentir : je suis bien venue dans l'optique d'améliorer tes relations avec le chevalier des Poissons. Il pensait que des charmes féminins seraient plus à même d'ouvrir le dialogue avec toi. Vois-moi comme sa représentante.
— J'avoue que je préfère largement avoir affaire à une jolie dame plutôt qu'à ce co… collègue.

Évitons de l'insulter trop rapidement : ça risquerait de gâcher cette nouvelle tentative de rapprochement. Mais bon, je n'en pense pas moins de ce connard de Maquereau. Visiblement, la demoiselle semble avoir compris le fond de ma pensée mais n'en prend pas ombrage.

— Tu sais, je me suis portée volontaire mais je me fous plus ou moins que vous vous entendiez ou non. À vrai dire, j'avais mes propres objectifs pour notre entretien.
— Ah oui ?

Me voilà intrigué.

— Allons droit au but. Je te trouve très à mon goût, Francis du Bélier, et cette entrevue était une occasion pour moi d'ouvrir un contact, et plus si affinités…

Sous la table, son pied glisse le long de mon mollet tandis que son regard est sans équivoque. Mon anatomie masculine se raidit. J'aime quand les femmes savent ce qu'elles veulent et qu'elles ne prennent pas mille détours pour y arriver.

Sans que j'aie réellement réalisé comment nous sommes arrivés là, nous voilà tous deux dans la maison du Sagittaire à nous embrasser goulûment. J'en profite pour lui tâter son joli derrière et ses beaux nichons. Mon armure a été éparpillée dans tous les sens tandis que la sienne est rangée dans sa Pandora Box. Elle m'emmène au sous-sol où un immense canapé de cuir nous attend. Je lui arrache sa robe, la jette sur le canapé, me déshabille et plonge ma langue entre ses cuisses.

Trop occupé à goûter aux différentes saveurs de la demoiselle, je fais à peine attention au mobilier et à la déco très orientée sur le thème du cheval. Il y a un tas de figurines de diverses tailles et d'affiches qui représentent toutes cet animal, toujours dans des poses majestueuses qui mettent en avant sa musculature saillante. Il y a aussi pas mal d'objets liés à l'équitation, comme une selle, un harnais, des fers à cheval, ou encore une cravache, le tout entreposé dans un coin avec des bougies en une sorte d'autel.

Les cuisses grandes ouvertes, Hypolita gémit bruyamment sous mes coups de langue. Elle bout de plaisir. Sa féminité a un goût savoureux et sauvage qui ma ravit les papilles et me fait tourner la tête, tout comme le ferait un bon vin rouge avec beaucoup de corps. Tel un savant œnologue, je déguste cette liqueur féminine de la plus délicate des façons en me délectant de chaque arôme enivrant. Les sons qui me parviennent aux oreilles me font comprendre que la donzelle est maintenant complètement ivre de plaisir. Son corps ne semble plus lui obéir.

Un autre désir me prend ; je mets donc fin à cette délectation pour me mettre en selle, prêt à la chevaucher. Ne voulant pas me précipiter, histoire de ne pas partir trop vite, je choisis une allure lente, le temps que mes muscles s'embrasent doucement. Plongé dans son intimité, le plaisir grimpe peu à peu.

— Encore… plus fort… halète-t-elle. J'aime quand c'est sauvage et puissant.

Je la prends au mot, la retourne et la pénètre rudement, mon pubis venant claquer contre sa croupe rebondie. Nous passons maintenant au trot. D'une main ferme, je lui attrape sa courte crinière rose et force la demoiselle à se cambrer davantage. J'aime ces moments où je tiens les rênes, sentir que ma partenaire est à ma merci, que je la fourrage comme bon me semble et qu'elle en jubile.

Mais ma monture semble vouloir jouer la cavalière à son tour. J'accepte de bon cœur et m'assois sur le canapé, prêt à la recevoir comme si j'étais son fidèle destrier. Elle me grimpe dessus en amazone. Dans cette position, nos mains sont absolument libres de profiter du corps de l'autre. J'en profite pour venir palper ses deux magnifiques pis dodus. Je joue avec les tétons, les goûte aussi tandis qu'Hypolita continue de coulisser sur mon pénis. Notre rodéo est devenu un véritable galop infernal, mettant à rude épreuve nos sens. Dernière ligne droite, derniers efforts, et c'est le tiercé gagnant : je jouis tandis que ma partenaire hennit de bonheur. Quelques secondes plus tard, nous nous vautrons dans le canapé, complètement épuisés.

Une bonne petite baise improvisée dès le matin, rien de tel pour commencer la journée. Après ça, elle ne peut qu'être bonne. Rien ne pourra mettre fin à ma bonne humeur. Hypolita semble aussi aux anges. Hé-hé, sans me vanter, je suis un super bon coup ! Elle a tellement pris son pied que la voilà déjà de nouveau collée à moi à en redemander. Elle se frotte, me câline et m'embrasse partout. Si elle continue comme ça, elle va bientôt redonner un nouveau souffle à mes ardeurs.

— Je suis si heureuse de t'avoir trouvé… me mord-elle le lobe de l'oreille.
— Ouais, je sais : je fais cet effet à pas mal de femmes.
— Oui, mais entre nous, c'était différent, n'est-ce pas ? C'était magique, la plus belle journée de ma vie !
— Vile flatteuse, va ! souris-je. Heureux que tu aies aimé mes incroyables performances.

J'vous disais, une très bonne journée !

— Incroyables performances ? Non, je ne dirais pas ça. De ce côté, tu es dans la moyenne, et encore… je dirais plutôt passable. Et puis, niveau calibre, j'ai connu mieux… beaucoup mieux. Mais entre nous, c'est autre chose, quelque chose de plus fort, de plus intense. Un lien inextricable qui nous a poussés l'un vers l'autre, qui nous lie à tout jamais. En un mot : l'amour, le grand amour !

Hein ? Quoi ? Mon sourire s'efface en un instant et, pris de panique, je saute du canapé d'un bond. Elle semble surprise de ma réaction mais n'en tient pas compte.

— J'ai hâte d'annoncer aux autres notre futur mariage. Il faut d'ailleurs qu'on fixe une date. Je pensais au mois prochain ; t'en penses quoi ? Non, dis rien, c'est sûrement trop tôt. Il y a un tas de préparatifs avant qui demandent du temps. Et puis il faut qu'on s'achète une maison à la campagne. Et je veux un cheval, un bel étalon, sauvage et puissant, j'adore ça ! Je m'en occuperai bien, tu verras. Il sera aux anges, tout comme toi. As-tu déjà réfléchi aux prénoms de nos futurs enfants ? Une préférence, peut-être ? Moi, je pensais à Francita pour une fille et Hypolis pour un garçon. C'est plutôt joli, n'est-ce pas ?

Non, non, ça ne peut pas être vrai… c'est un cauchemar ! Il faut que je me réveille. Quelle journée atroce ! Déjà le gamin qui voulait m'enchaîner la dernière fois, et maintenant elle ! Mais qu'est-ce qu'ils ont tous, à la fin ? Quand ai-je bien pu montrer le signe de vouloir me coller des gens dans les pattes ? Non mais, dites-le-moi, que je ne recommence plus cette erreur.

— Hypolita, la coupé-je, tu es très belle et tout, mais… tu délires ! Je n'ai pas du tout l'intention de me marier avec toi. C'était juste une petite baise entre collègues, c'est tout. Qu'est-ce qui t'a fait croire que mes intentions étaient tout autres ?
— Je t'ai dit que tu es très à mon goût et que je voulais ouvrir le contact, et plus si affinités. On vient donc d'ouvrir le contact, et maintenant c'est l'heure du plus : passer notre vie ensemble. Je pensais que tu avais compris. Ce n'est pas ce que tu veux ?
— Absolument pas ! Si tu veux qu'on baise de nouveau ensemble, il n'y a aucun souci ; j'essaierai de te caser de la place dans mon agenda, mais je ne veux pas me marier.
— Alors… tu ne m'aimes pas ?
— Non. No. Nein. Niet. Ochi.

Le sourire qui illuminait son visage vient de s'éteindre et un voile d'obscurité s'abat sur son regard. Elle se lève d'un bond en soufflant un rictus mauvais. Méfiant, je recule de quelques pas.

— Pourquoi ? Pourquoi c'est toujours la même histoire ? Pourquoi vous êtes tous les mêmes, vous les mecs ? J'ai cherché toute ma vie le grand Amour. À chaque fois que je pense l'avoir trouvé, je fais tout pour vous plaire et vous faire plaisir ; je me donne sans réserve, et tout ce que je récolte, c'est votre fuite. Je vous déteste tous ! Vous ne méritez pas tout le mal que je me donne pour vous… Je t'espérais différent des autres, mais tu es la même merde infâme qui me gâche mes espoirs et mes rêves. Tu vas payer, Francis !

Je n'aime pas du tout la tournure qu'est en train de prendre la situation. Hypolita, la mine haineuse, lève les bras. Son gauche est tendu dans ma direction. L'arc d'or de l'armure du Sagittaire apparaît et se cale dans sa main. Elle encoche une flèche d'or et bande l'arc.

— Je te souhaite d'aimer, toi aussi, la mauvaise personne. FLÈCHE MAUDITE ! finit-elle de hurler.

J'ai à peine le temps de réagir que la flèche d'or se fiche en un éclair dans mon épaule gauche, m'arrachant un cri de douleur. Je décide de prendre mes jambes à mon cou ; en quelques secondes je me retrouve à poil, une flèche plantée dans l'épaule, à courir et à hurler comme un cinglé dans les escaliers du Sanctuaire. Quelle journée de merde !


J'entre dans le cabinet du docteur Lieberman. Je suis surpris par le désordre qui règne à l'intérieur : des feuilles jonchent tous les recoins, un stéthoscope traîne par terre près d'une mare de café et de quelques seringues. Dans le coin, au fond à droite, une Pandora Box est camouflée par des bouquins de médecine, des revues publicitaires et des magazines de charme. C'est vrai que Harvey m'avait prévenu qu'il est lui aussi chevalier. De quoi, déjà ? Ah oui, chevalier d'argent du Triangle. Lui se tient avachi dans son fauteuil, derrière un bureau en désordre, dans une blouse blanche tachée de sauce tomate.

— Alors, qu'est-ce qui vous amène, mon cher Monsieur ?
— L'épaule qui pisse le sang n'est pas assez parlante ?
— Ah oui, je vois ça. Qu'est-ce qui a provoqué ça ?

Bon, mais c'est quoi, ce médecin ?

— Peut-être bien la flèche d'or qui y est encore plantée.
— Oh oui, ah-ah-ah, se marre-t-il soudain. Je devrais me trouver mes lunettes, moi.

Il fouille dans son bureau et vire un tas d'objets qui n'ont rien à faire dans un cabinet de médecine : une brosse à cheveux, un hand spinner, une banane, un tournevis, une manette de jeux vidéo et une lampe à huile. Il en sort finalement un petit tube de métal dont il ouvre une extrémité. Collé à sa narine, il inspire un grand coup et se laisse couler sur son fauteuil avec un sourire béat. Un peu de poudre blanche est encore collée à son nez.

— Docteur ?
— Oui ? Vous êtes ?
— Francis du Bélier ; j'ai une flèche plantée dans l'épaule.
— Ah oui, c'est bien dommage, ça. Vous voulez qu'on vous la retire ?
— Oui. En effet, j'aimerais beaucoup.

Il se lève d'un bond avec une énergie débordante qu'il n'avait pas auparavant. Il passe dernière moi, semble examiner la plaie, baragouine des phrases incompréhensibles puis, d'un coup, sans prévenir, m'arrache la flèche de l'épaule. Je hurle à en faire trembler les murs.

— Putain, mais vous êtes cinglé ou quoi ?
— Bah quoi, j'ai retiré la flèche. C'est bien ce que vous vouliez, non ? Je vous la remets peut-être ?
— Il y avait sans doute une façon moins douloureuse de le faire, comme avec une anesthésie, par exemple.
— Oui, c'est vrai, mais c'était plus rapide ainsi.

Il nettoie la flèche sous l'eau et l'examine pendant un long moment tandis que mon épaule pisse encore le sang.

— Docteur ? le rappelé-je à l'ordre.
— C'est une des flèches maudites d'Hypolita, si je ne m'abuse. Vous avez été maudit ?
— Ouais. Il paraît que je vais tomber amoureux de la mauvaise personne. C'est sûrement des conneries !
— Oui, oui, tout à fait… En fait, ses malédictions ne fonctionnent qu'une fois sur deux. Et je peux en témoigner, j'ai moi-même été maudit par cette garce.
— Ah oui ? Quelle malédiction vous a-t-elle transmise ?
— Elle m'avait prédit que mon service trois-pièces pourrirait.
— Ouch ! Et ben tant mieux pour vous que ça n'ait pas fonctionné.
— Si, si, ça a fonctionné. Un beau matin mes couilles avaient viré au noir et commençaient à sentir le rat mort ; j'ai dû me les trancher moi-même avant que l'infection n'atteigne la troisième pièce du service. Depuis, je les garde en souvenir dans un bocal de formol. Vous voulez les voir ?
— Euh… non, merci. Je croyais que vous aviez dit pouvoir témoigner que la malédiction ne marchait qu'une fois sur deux…
— J'ai dit ça ? Une fois sur deux, c'est sûrement exagéré ; mais il est vrai qu'avec mon cosmos, je suis capable de déjouer les malédictions d'Hypolita. Bon, c'est vrai que ça ne marche pas à tous les coups.
— Combien de fois cela a fonctionné ? demandé-je, pris d'un doute.
— Eh ben, pour être honnête, c'est compliqué à dire. Les cas où mes soins ont clairement échoué sont plutôt faciles à trouver. Pour les quelques autres, je ne peux pas certifier que mes soins aient fonctionné puisque certains des hommes maudits que j'ai soignés n'ont pas vécu assez longtemps pour que je vérifie l'efficacité de mon remède.
— Donc, vous n'avez aucune preuve que vous êtes capable de contrer une malédiction.
— C'est tout à fait ça !

Eh ben, je suis mal barré. Au moins, notre doc au Jardin d'Aphrodite, bien que sévère, était plus efficace. Espérons que celui-ci ait au moins les compétences qu'il s'imagine avoir. De toute façon, je n'ai pas d'autre choix que de m'en remettre à lui. Je lui donne donc mon accord pour qu'il tente de dissiper le mauvais sort.

L'homme avance vers moi, colle ses mains l'une contre l'autre à quelques centimètres de mon épaule blessée et semble se concentrer. Son cosmos se réveille, se concentre dans ses paumes en une lumière verte, et une douce chaleur me réchauffe l'épaule. Je n'en crois pas mes yeux : ma blessure commence à se résorber ! Ce type ne semble pas si incompétent que ça, après tout.

— Hé, au fait, est-ce vous qui avez parlé au chevalier du Taureau des causes de la mort de Raoul ?
— Euh, oui, réponds-je. Pourquoi ?
— La prochaine fois, abstenez-vous. Depuis, il n'arrête pas de me faire suer en s'imaginant être sur le point de faire une crise cardiaque. Quatre à cinq fois par jour il vient, ce type. Je n'en peux plus ! J'ai pensé plusieurs fois à l'empoisonner pour m'en débarrasser, mais je ne pense pas que ce soit très éthique. Et puis bon, l'avantage avec lui, c'est que je ne risque pas la faillite. Il me permet d'écouler mes stocks d'homéopathie.
— Euh, l'homéopathie, ce n'est pas un peu de la merde comme médoc ?
— Si, si, complètement. Mais des médocs imaginaires pour traiter des symptômes tout aussi imaginaires m'ont l'air tout à fait indiqués, dans son cas.
— Vu comme ça, ce n'est pas faux.

Finalement, le voilà qui termine enfin son opération. Mon épaule est comme neuve. Espérons qu'il m'a aussi débarrassé de la malédiction. Je le remercie, règle ma note et quitte son cabinet avant de retourner au bar. Après une telle journée, j'ai besoin de me détendre avec une bonne rasade de bière.

J'entre. Visiblement, il y a du monde puisque plus de la moitié des chevaliers d'or y sont déjà présents : Harvey, Sanka, Mario, Amalia, Emmanuello et ses deux greluches. Ces trois derniers me lancent un regard noir : visiblement, ce n'est pas encore aujourd'hui que je vais m'en faire des alliés. Je les ignore et m'en vais saluer mes amis. Mario semble déjà leur avoir tout raconté de ma mésaventure. Comment a-t-il été mis au courant ? Mystère. Sanka me propose un joint pour me remonter le moral, et Amalia une pipe aux toilettes. J'accepte les deux quand soudain nous sommes stoppés par des cris étranges. Tous les regards se tournent alors vers Irma du Verseau qui se met à convulser et à baver.

— Elle a une prémonition ! hurle le Maquereau avant de la laisser s'écraser au sol.
— Ils arrivent… prononce-t-elle, en transe. Demain, des rebelles vont prendre les armes et s'attaquer au Sanctuaire. La paix est sur le point de se finir.
— Hourra ! hurlé-je avec plusieurs autres chevaliers.