(Thomas) Un an

Un an ! Cela fait exactement un an que j'ai intégré cette école de commerce qui a changé ma vie. J'ignorais totalement à l'époque ce que je m'apprêtais à vivre. Je ne me doutais pas un instant qu'un club comme celui des nymphes puisse exister dans ce genre d'établissement. Quelle merveilleuse découverte !

Il y a eu d'abord Sarah, la bombe sexuelle, celle dont tout le monde parlait. Sarah qui m'a choisi pour fillot et qui m'a fait découvrir les joies de son extraordinaire club. Ce que j'ai pu adorer les soirées passées avec toutes ces filles libérées sexuellement ! En tant que fillot et favori de la présidente du club, j'avais une place de choix, et j'en ai bien profité.

Et puis Louise a fait son entrée dans le club. Louise qui a été mon amie dès le début d'année, Louise qui a bravé les épreuves les unes après les autres, Louise qui a dû affronter ma sœur Élodie pour prendre la relève de Sarah à la tête du club, Louise qui m'a séduit par sa force, son courage, sa volonté et sa bonté ; Louise, mon amour.

Et enfin il y a eu cette histoire avec ma sœur, cette histoire que j'ai passé des années à espérer et que, finalement, je n'étais pas vraiment fier d'avoir vécue. Sarah me l'a offerte une première fois sur un plateau lors de l'initiation des nouvelles nymphes. Les yeux bandés, Élodie ignorait qui elle devait sucer. Elle m'aurait tué à cette époque si elle avait su ! Mais les choses ont changé après que Louise a intégré le club. Ça a été la guerre entre les deux rivales pour la succession de Sarah, et ma sœur a tout fait pour que je me range à ses côtés. Elle a essayé de m'acheter en me promettant des faveurs sexuelles. J'ai cédé dans un premier temps, mais j'ai réussi à me reprendre en main.

Mais finalement les élections ont consacré Louise et son projet d'offrir au club un élan plus humanitaire, et moi j'ai compris mes véritables sentiments pour ma belle. Sarah et Aliénor, nos marraines, avaient tout fait pour nous réunir et confier le club à Louise. Elles pouvaient donc faire leur troisième année à l'étranger l'esprit léger.

Quelle histoire de fou, quand j'y pense ! Que va-t-il maintenant se passer ?

— C'est l'occasion rêvée pour faire connaissance avec les nouveaux, repérer les recrues potentielles et même peut-être se choisir nos futurs fillots. Dis-moi, mon chéri, vois-tu une fille qui te ferait envie comme fillote ?

Je parcours le cocotier des yeux, la grande salle de notre école de commerce qui nous sert lors de nos soirées. Beaucoup de premières années ont répondu présents à l'invitation du bureau des élèves. Après tout, cette première soirée est censée être en leur honneur, afin de les accueillir. Parmi eux, un tas de filles ; des jolies, des moins jolies, probablement des futures nymphes. Difficile de choisir une fille dans ce tas sans avoir fait connaissance préalablement.

— Tiens, mais c'est notre bon couple ! nous apostrophe une voix familière. Thelma et Louise nous font l'honneur de leur gracieuse présence.
— David, je vois que ton humour vole toujours aussi bas, lance Louise, exaspérée.
— Bah, c'est toi qui n'a pas d'humour, ma pauvre, ou bien tu m'en veux toujours pour ta trousse. Sinon, vous en pensez quoi de la soirée ? Plutôt une bonne idée, non ?
— On est forcé de reconnaître que votre équipe semble plus motivée que l'ancien BDE, avoué-je.
— En effet ! Et vous n'avez pas fini d'entendre parler de nous, nous assure-t-il. Sinon, les boissons sont là-bas. Il n'y a que des softs : le président a souhaité éviter les débordements alcooliques la première soirée afin de ne pas effrayer les pauvres petits. Moi, je vous laisse, j'ai quelques minettes à draguer.

David nous abandonne donc en tête-à-tête. C'est vrai que Nathan Craine, le nouveau président des élèves, semble motivé. C'est peut-être bien qu'il ait été élu, après tout. Mais bon, il y a toujours quelque chose que je trouve étrange avec ce type. Il a l'air sympa en surface mais il donne une impression de fausseté.

— Dis-moi, ma belle, tu vas t'y prendre comment pour déterminer quelles filles recruter ?
— C'est là toute la difficulté de la chose. Ce n'est pas évident d'aborder un tel sujet sans risquer de choquer la fille. Et puis il faut être sûr qu'elle ne risque pas de le crier sur les toits.
— Oui, je me souviens. Ce n'est pas évident.
— Comment cela ?
— Je te rappelle que c'est moi qui ai dû t'inviter pour entrer dans le club.
— Bah, allez… se moque-t-elle. Marraine et Sarah t'avaient déjà mâché le travail.
— Ça ne change pas que je ne savais pas du tout comment aborder le sujet. J'avais peur que tu me prennes pour un pervers.
— Mais, cher ami, vous êtes un pervers ! ricane-t-elle.

Cette fois, c'est Miss Punk qui coupe notre discussion, toujours dans une tenue autant décalée qu'à son habitude mais qui ne nuit en rien à son charme. Elle semble rayonnante.

— Salut, mon couple préféré. Comment allez-vous ?
— Très bien. Et toi, ça se passe comment avec François ? lui demande Louise.
— On a rompu, dit-elle sur un ton naturel qui semble dire qu'elle considère la chose comme digne de peu d'intérêt. Enfin, je l'ai largué.
— Oh mince alors ! fait Louise, déçue. Cela semblait pourtant fonctionner entre vous. Que s'est-il passé ?
— Bah, il s'est mis à être jaloux, surtout après lui avoir parlé du mec que j'ai rencontré cet été. Enfin bref, il était tellement lourd avec ça que j'en ai eu marre. Franchement, il s'attendait à quoi ? Ce n'est pas comme si nous étions censées être fidèles, nous les nymphes ! Bon, sinon, changeons de sujet. Je crois avoir repéré deux recrues potentielles. J'ai discuté avec elles et ai repéré quelques prédispositions. Je leur ai vite fait expliqué le principe du club sans rentrer dans les détails, et elles semblent intéressées.
— Eh ben déjà ! fait Louise, surprise. Tu n'as pas perdu de temps.
— En effet, poursuis-je. Louise, tu pourrais peut-être laisser ta vice-présidente gérer le recrutement ; tu as déjà pas mal à faire avec les associations.
— Tiens, en parlant de ça, rebondit Anzhelina, il y a cette autre fille qui était intéressée par le côté caritatif et officiel du club. Elle m'a posé plusieurs questions mais je n'ai pas su répondre à toutes. Tiens, elle est là-bas justement, fait-elle en montrant une jeune fille aux longs cheveux bruns et au regard d'un bleu abyssal. Son nom est Morgane.
— Elle ne ferait pas tache dans notre club, lance Louise. Elle a le physique pour, en tout cas. Qu'est-ce que tu en penses, chéri ?
— En effet, elle est très jolie. Je la verrais bien en fillote.
— Peut-être bien en future présidente. Rien qu'avec son physique, elle s'attirerait plein de voix. Si elle s'intéresse au côté caritatif du club, c'est déjà un bon point. Tu crois qu'elle serait aussi intéressée par l'autre côté, Anzhelina ?
— Aucune idée. C'est probable. Il faudrait s'en assurer.
— La seule solution, c'est d'aller lui parler et d'essayer de se faire une idée plus précise de sa personnalité. Tu nous excuses, Thomas, notre devoir nous appelle !

Et c'est après un doux baiser que Louise me laisse parmi la foule d'élèves. J'observe cette Morgane rapidement. C'est vrai qu'elle attire déjà beaucoup de regards. Et ce n'est pas étonnant : elle doit être la plus belle fille de première année. Elle semble cependant ne pas s'en préoccuper. Avec ses longs cheveux noirs coiffés en queue de cheval et son regard digne, elle me rappelle d'une certaine manière Sarah. Ses yeux bleus très clairs lui apportent beaucoup de charme. Sa façon de se tenir, de s'exprimer et de se vêtir lui confère aussi une certaine classe dont marraine n'était pas non plus dépourvue. Elle est chic et fière mais ne semble pas dédaigneuse. Son sourire transpire la sympathie.

Je me dirige ensuite vers le bar et me sers un jus de fruit. J'observe les nouvelles têtes, surtout les féminines. Il y a de tout : des petites blondes avec une jolie poitrine, une grande rousse charmante ou encore une brune frisée à lunettes. Je me demande lesquelles d'entre elles intègreront le club. Avec lesquelles j'aurai l'honneur de coucher.

— C'était ta copine, tout à l'heure ? me jette une voix masculine qui me fait sortir de mes songes.
— Pardon ? fais-je, surpris.
— Cette Louise, c'est bien ça son nom ? C'est ta copine ?
— Euh, oui. Pourquoi ?
— Juste par curiosité, répond-il. On entend beaucoup parler d'elle depuis notre arrivée. Je me demandais juste si elle avait un mec.
— Oui, en effet, elle en a un !
— Et la blonde qui l'accompagnait tout à l'heure, elle a un mec ?
— Plus maintenant.
— OK, c'est bon à savoir. Au fait, je m'appelle Boris.
— Moi c'est Thomas, lui fais-je en lui serrant la main.

Nous discutons ensemble rapidement, ce qui me laisse assez de temps pour me faire une idée de la personnalité de ce nouvel élève. Il est du genre beau gosse, assez grand et plutôt musclé. Il a du charme et il le sait, mais il ne semble pas arrogant ou macho. Il a l'air assez respectueux. Je ne serais pas étonné s'il devenait l'un des favoris du club, d'autant plus qu'il semble déjà s'intéresser à nos chères demoiselles. Il s'excuse après avoir été appelé par deux camarades de première année. La prochaine conversation ne va pas tarder à arriver puisque je vois arriver une tête que je connais très bien : Élodie, ma sœur.

— Ta petite chienne t'a abandonné, mon pauvre ?
— Ne l'appelle pas comme cela ! m'irrité-je.
— Bon, excuse-moi, frérot. Ce n'était pas pour être méchante. Alors, comment tu vas ?
— Qu'est-ce que tu veux, Élodie ?
— Ce que je veux ? Juste discuter un peu. Nous n'avons pas eu l'occasion cet été, entre nos stages et tes virées chez notre chère présidente. Je voulais juste parler avec mon frère ; est-ce si étrange ?
— La dernière fois que tu as fait semblant de t'intéresser à moi, tu espérais me convaincre de pousser Louise à l'abandon. Donc, je te le redemande : qu'est-ce que tu veux ?
— Tu exagères, frérot ! Et puis, si j'ai bonne mémoire, ma méthode n'était pas si désagréable.
— Je suis forcé de reconnaître qu'en effet cela aurait pu être bien plus désagréable.
— En tout cas, tu as l'air d'avoir muri en un an. Cela te rend plus séduisant.
— Euh, merci… fais-je, surpris par ce compliment inattendu. Que me vaut l'honneur de cette flagornerie ?
— Je voulais m'excuser de tout. Je n'aurais jamais dû me montrer si méchante avec toi. J'ai joué avec le désir que tu éprouvais pour moi et je t'ai en quelque sorte torturé avec. Je comprends mieux maintenant ce que tu as pu ressentir. Tout ce temps, nous aurions pu avoir une relation… différente, tellement plus… satisfaisante pour tous les deux. Tu vois, moi aussi je pense avoir muri. Cette première année nous a changés tous les deux. Qui sait ce que va nous offrir la seconde ? Pour ma part, je compte bien me rattraper.
— Ah oui, et comment comptes-tu te rattraper ?
— Rattraper le temps gâché avec toi. Je souhaite avoir une vraie première fois. Rien à voir avec ce qui s'est passé aux jeux érotiques.
— Rien que ça ! Tu oublies juste que je suis avec Louise, maintenant. Qu'est-ce qui te fait croire que j'accepterais ?
— Si tu veux, on peut parier. Je me donne un an. Un an pour réussir à te mettre dans mon lit sans te forcer ni t'obliger d'une quelconque façon. Tu seras totalement consentant.
— Et quels seraient les enjeux ?
— Eh bien, si j'échoue, je te promets de te laisser tranquille à l'avenir. Je n'essaierai plus de te séduire ni de te nuire. En revanche, si je gagne, je m'engage à te servir d'esclave sexuelle jusqu'au moins la fin de nos études. Pendant ce temps-là, je réaliserai tous tes désirs, dans les moindres détails. Dans les deux cas, tu es gagnant d'une façon ou d'une autre.

J'ai beau connaître ma sœur sur le bout des doigts, elle parvient encore à me surprendre. À quoi joue-t-elle encore ? Qu'a-t-elle derrière la tête ? Que cache cet étrange pari ?

Je repère deux filles de première année en train de discuter dans leur coin. Je me dis que l'occasion est belle pour faire connaissance. En plus, elles semblent plutôt mignonnes et ça me donne l'occasion de m'éloigner de ma sœur. La première, une métisse au teint hâlé avec un regard émeraude, est presque aussi belle que Morgane. Ses cheveux noirs ondulent légèrement jusqu'à ses épaules. Elle porte une robe assez moulante qui met en valeur ses formes imposantes. La seconde, une brune elle aussi, plus petite que sa collègue, a des formes moins marquées mais reste cependant mignonne.

— Salut, les filles ! les apostrophé-je. La soirée se passe bien pour vous ? Je m'appelle Thomas.
— Oui, oui, tout va bien, rayonne la métisse. Moi, c'est Ondine. Tu es en seconde année, c'est ça ?
— Et moi, c'est Lorelei, sourit timidement la seconde.
— Oui, je suis en seconde année.
— Alors dis-nous ; à quoi doit-on s'attendre ? demande Ondine, enthousiaste. Va-t-on souffrir ?

Me voilà donc à lui parler des cours. Elle semble impatiente de découvrir tout ce qu'elle va avoir à apprendre et se préoccupe de la difficulté du programme et de la quantité de devoirs maison. Je la rassure sur ces derniers points. Tant qu'on suit en cours et qu'on ne s'y prend pas au dernier moment, il n'y a pas trop de craintes à avoir.

Nous faisons un peu plus connaissance. J'apprends que sa mère est d'origine libanaise et que son père l'a rencontrée au Liban quand il y est allé donner des cours ; c'était une de ses étudiantes. Il l'a ramenée en France avec lui. J'apprends aussi qu'elle est trilingue : elle parle parfaitement le français, l'anglais et l'arabe. Ondine semble vraiment sympathique et pleine d'énergie. Quand elle est lancée sur un sujet, je remarque qu'elle a tendance à s'égarer dans les détails. Lorelei semble moins prolixe que sa congénère. En revanche, tout comme Ondine, elle ne manque pas de sourire. Une des rares choses que je retiens, c'est qu'elle vient d'Alsace, près de la frontière allemande. Finalement, les filles s'excusent et rejoignent d'autres premières années.

Me voici de nouveau seul, mais pas pour longtemps puisque Miss Punk profite de l'occasion pour venir me retrouver avec un sourire espiègle. L'été ne lui a pas fait perdre l'habitude de s'afficher avec des tenues décalées. Une minijupe en jean par-dessus des bas rayés rouges et noirs. Une chemise blanche à manches courtes avec un crâne argenté dans le dos. Les boutons ouverts de sa chemise laissent apercevoir un bout de dentelle noire de son soutien-gorge qui, de toute façon, est visible par transparence. Et pour compléter le tout, elle porte de longs gants noirs qui lui remontent jusqu'au-dessus des coudes et qui laissent ses doigts libres. Ses longs cheveux blonds sont pour une fois détachés et tombent sur ses épaules d'une façon brouillonne qui lui donne une allure sauvage que le mascara autour de ses yeux n'arrange pas.

— Alors, tu passes une bonne soirée ? débute-t-elle.
— Ça peut aller ; j'ai fait connaissance avec pas mal de premières années.
— Tu as choisi ta future fillote ?
— Non, pas encore. Je dois dire que le choix est vaste. Et toi, tu vas choisir un gars ou une fille ?
— Je n'en sais rien encore. Soit je choisis une fille pour la guider au sein du club, soit je choisis un mec pour m'amuser avec. Il faut bien choisir. Les relations parrain-fillot sont importantes. Je n'ai pas eu la chance comme toi et Louise d'avoir eu une bonne relation avec mon parrain l'année dernière ; il était souvent absent. J'aimerais me rattraper cette année. Là, tout de suite, ça pourrait être plus intéressant de choisir un gars ; mais comme mes relations avec les mecs n'ont jamais été très profondes, j'hésite.
— Ah oui ? Tu n'as jamais rencontré l'amour ?
— Bof, pas vraiment. Généralement, mes copains finissent par me saouler assez rapidement.
— Comme avec François ?
— Exactement. Pour être honnête, j'envie parfois Louise de t'avoir trouvé. Vous formez un couple formidable, tous les deux.
— Euh, merci…
— Non, c'est vrai, quoi ! insiste-t-elle avec un sourire malicieux. Elle a de la chance d'avoir trouvé un mec si mignon.
— Euh, j'ai de la chance aussi de l'avoir trouvée ; elle est formidable, balbutié-je, gêné par ce compliment inattendu.
— Quoi ? C'est le fait que je te trouve mignon qui te fait rougir ? rigole-t-elle. Y'a pas de raison. Tu devrais le savoir, pourtant. Rappelle-toi : après l'initiation dans les toilettes, je ne suis pas venue à toi que parce que tu étais le fillot de Sarah. Tu me plaisais aussi.

Je me sens de plus en plus gêné. Je ne sais plus quoi lui dire. Je ne m'attendais pas du tout à ce qu'elle m'avoue cela. Et puis, les souvenirs de cet événement se bousculent dans ma tête et m'empêchent de réfléchir clairement. Hum, sa bouche, sa fougue… Je ne me souvenais même pas de son nom à cette époque.

— Rassure-toi, reprend-t-elle suite à mon silence. Je ne suis pas en train de te faire une déclaration. Je ne suis pas amoureuse de toi, bien que je regrette par moments de ne pas t'avoir mis le grappin dessus avant Louise. Non, je veux juste que tu saches que si des fois tu as envie qu'on remette le couvert, je ne dirai pas non. Louise a peut-être la chance de t'avoir eu, mais heureusement pour moi, elle veut bien prêter ses jouets.
— Euh… pourquoi pas ? Il faudra juste que je lui en parle.
— Maintenant, si tu veux, on peut s'isoler. T'inquiète pas, j'ai déjà demandé à Louise : elle est d'accord.

Je jette un coup d'œil à cette dernière qui observe notre échange de loin en arborant un sourire moqueur. La saleté a l'air de bien rire de mon désarroi. Elle me fait un clin d'œil complice pour me montrer son approbation. Anzhelina me tend la main. Je n'hésite que quelques secondes ; il faut dire qu'elle m'a échauffé. C'est reparti pour un an à fréquenter les nymphes. J'ai beau avoir l'expérience, je suis toujours étonné par leur simplicité. J'ai hâte de découvrir tout ce que me réserve cette nouvelle année.

J'ai donc attrapé la main de Miss Punk et je la suis dans les couloirs en matant sa jolie et courte jupe en jean légèrement trouée sous laquelle se balancent deux jolies petites fesses bien appétissantes. Nous voilà arrivés devant une salle de cours. Miss Punk sort un trousseau de clés et ouvre la porte. Nous rentrons donc dans l'antre.

— Voilà, nous ne serons pas dérangés, affirme-t-elle en refermant derrière nous.
— Qui as-tu corrompu pour obtenir les clés ? demandé-je, curieux.
— T'inquiète… sourit-elle en s'approchant de moi. Embrasse-moi plutôt.

Je ne fais pas opposition et nous nous jetons l'un sur l'autre, avides de redécouvrir nos corps. Nos bouches se soudent et mes mains partent tâter sa jolie poitrine. Anzhelina se colle à moi en poussant un léger soupir de satisfaction. Je sens la chaleur irradier de son corps. Elle est en feu. Ses mains m'arrachent presque la chemise. Je l'imite en la déshabillant. J'avais oublié à quel point elle était excitante. Elle me pousse finalement sur une table pour venir me caresser l'entrejambe en arborant un sourire ravi. Une langue humidifiant ses lèvres et un clin d'œil complice me font comprendre le traitement qu'elle me réserve.

Je m'allonge le plus confortablement possible pour profiter au mieux. Il ne lui faut que quelque secondes pour avaler voracement mon sexe et lui donner toute sa vigueur. Mais son intention n'est pas de me faire jouir entre ses lèvres, alors elle arrête vite sa manœuvre pour passer à la suite. Elle vient m'enjamber et s'empaler sur mon sexe. Et la voilà qui se sert de moi pour se faire du bien.

C'est plongé en elle que je savoure mon retour dans ce magnifique Éden qu'est le club des nymphes, avec l'intime conviction qu'il me réserve une année encore plus excitante.