(Louise) Le nouveau favori de Louise

— Il était une fois une jeune femme du nom de Samantha Angevin, me lancé-je. Samantha intégra une école de commerce où la vie scolaire était d’un ennui le plus total. Elle intégra cette école avec un rêve en tête : un endroit où les filles n’auraient pas à cacher leurs goûts particuliers, où les filles pourraient s’adonner à tout ce qu’elles aiment sans risque et sans craindre les jugements. Elle fit alors part de son idée à ses amies et, après maints efforts, le club des nymphes vit le jour. Mais elle rêvait aussi d’aider les autres. C’est pourquoi elle souhaita collaborer, grâce à son club, avec des associations caritatives. Son rêve a perduré après son départ et s’est transmis, promotion après promotion, jusqu’à nous. Aujourd’hui, nous accueillons de nouvelles filles afin de transmettre cet héritage. Pour cela, Samantha a instauré un code strict : l’initiation.

Debout au centre du cocotier – notre salle dédiée aux soirées – je fais face aux élèves que nous avons réunis aujourd’hui pour cette soirée toute particulière. Enfin, nous y voilà. Nous avons pris du retard sur notre programme à cause du BDE et des sirènes. Et avec les âneries qu’ils ont colportées sur notre dos, nous avons eu du mal à réunir le nombre de mecs nécessaires. Boris nous a été d’une grande aide pour ça ; il a amené avec lui un bon tiers de personnes de confiance. Je dois reconnaître que je suis plutôt heureuse de l’avoir de notre côté : il est plutôt influent et nous sera très utile. L’ambiance est bonne. Tout le monde sait que la soirée va être chaude. Malgré l’absence de Thomas, je me surprends à sourire.

— Elles se présentent à vous au nombre de trois. Trois filles prêtes à poursuivre le rêve de Samantha et à se soumettre aux épreuves de l’initiation dont la première aura lieu ce soir.

Je fais signe à Anzhelina d’aller ouvrir la porte. La première de nos recrues s’avance d’un pas décidé sous les acclamations de la foule. Se montrer nue devant tout le monde n’a pas l’air de la gêner plus que ça.

— Veuillez accueillir Noémie Mez !

Noémie s’installe à mes côtés tandis que j’appelle la suivante, Lindsay Baltrot. Elle aussi ne semble pas se préoccuper de sa nudité.

— Enfin, je vous demande d’applaudir notre dernière candidate : Élizabeth Glaie !

Contrairement aux deux filles précédentes, Liz semble intimidée par son manque de vêtements et par le brouhaha que lui réserve la salle. Je lui souris pour l’encourager. Sa vie est sur le point de changer ce soir et je vais m’assurer, en tant que marraine, que tout se passe pour le mieux pour elle. Liz rejoint ses camarades et le boucan diminue.

— Maintenant que les présentations sont faites, nous allons vous expliquer comment la soirée va se dérouler. Je parie que vous avez tous très faim et très soif. Ne vous inquiétez pas, nous vous avons préparé de quoi vous sustenter et vous désaltérer. Nos trois candidates vont se faire un plaisir de veiller à ce que vous soyez servis. Il vous est en revanche absolument interdit de poser la main sur les serveuses. Mais à la place, nous vous avons trouvé quelques objets qui permettront de faire fi de cette interdiction. Et, dernière petite règle pour ces messieurs, interdit de se toucher ou de se caresser. Si vous respectez ces règles, vous n’aurez pas à le regretter.

Anzhelina, Marie et Anita apportent les chariots où sont entreposées les boissons et la nourriture tandis que Sandrine est en train de distribuer au hasard des objets parmi la foule. Cela fait bizarre de voir cette dernière ici ; elle est venue ramper devant moi hier soir : « Je suis désolée, a-t-elle déclarée. Je n’aurais jamais dû suivre Élodie. J’avais tort. Me permets-tu de réintégrer les nymphes ? »

Dois-je croire son mea culpa ? D’après les SMS de Thomas, Élodie était dans une colère noire quand elle a appris que sa trésorière la lâchait, ce qui me laisserait penser que tout ceci est vrai. Mais peut-être que ce n’est qu’une mise en scène pour intégrer un espion dans mes rangs. Avec elle, ça ne m’étonnerait pas. Et puis, j’ai bien Thomas qui m’envoie des informations de mon côté. C’est comme ça que j’ai appris qu’Élodie avait recruté Morgane. En tout cas, j’ai préféré accorder à Sandrine le bénéfice du doute, mais je vais garder un œil sur elle. N’ayant pas eu le temps de prévenir mes collègues avant la soirée, elles ont été surprises de voir la traître repentie à mes côtés. Surtout Anzhelina qui nous a jeté un regard noir.

La distribution des objets étant finie, j’indique aux recrues qu’elles peuvent commencer le service et vais m’asseoir sur un canapé à côté d’Arthur. C’est bien la première soirée au club que je vais passer sans Thomas. Je ressens comme un vide. Que peut-il bien être en train de faire en ce moment ? Je chasse de ma tête l’image dégoûtante de lui en train de coucher avec sa sœur. Et puis les souvenirs des jeux érotiques et de la soirée parrainage quand je les ai surpris reviennent me hanter. Il a toujours été attiré par sa sœur ; je ne peux empêcher cela. Je pensais que notre amour était plus fort que ses penchants incestueux, mais j’avais tort. Et voilà que je l’ai envoyé dans la gueule du loup. J’avais mes raisons, mais j’ai peur d’avoir fait une énorme bêtise. Et s’il ne revenait jamais vers moi ?

Thomas n’étant pas là, j’ai décidé de prendre en main son fillot afin de m’assurer qu’il passe une bonne soirée. Et puis c’est une façon pour moi d’éviter de penser à lui. J’ai des projets pour lui et Liz.
Nos marraines ont comploté pour nous mettre, Thomas et moi, ensemble ; je compte comploter à mon tour pour réunir nos fillots, s’arranger pour qu’ils aient au moins quelqu’un à qui se raccrocher quand tout va mal. C’est pour cette raison que c’est Liz que j’appelle pour venir nous servir. Elle s’avance vers nous.

— Tu es magnifique, fillote. Tu as un corps sublime. N’est-ce-pas, Arthur ?
— Euh… oui… bien sûr.

Liz rougit.

— Pour commencer, je vais y aller doucement et prendre un jus de fruit. Et toi, Arthur, que prends-tu ?
— Juste une bière, ça ira.
— Dis-moi, Arthur, quel objet as-tu obtenu ?
— Une lampe torche. Je n’ai pas bien compris à quoi c’est censé me servir.
— Je vais te le montrer ; donne-la-moi… Liz, tu veux bien approcher s’il te plaît ?

Ma fillote finit de nous servir nos boissons et s’avance vers moi, l’œil soupçonneux. Je lui souris pour la rassurer. Je ne lui veux aucun mal, bien au contraire. Je laisse le bout de la lampe se promener sur les cuisses de Liz puis je viens agacer ses lèvres intimes, faisant encore plus rougir ma fillote. À côté, Arthur ne perd pas une miette de la scène ; il est aussi rouge que Liz. Des perles de cyprine sur le bord des lèvres intimes de ma fillote trahissent son désir. Je commence à la pénétrer avec la lampe. Je la fixe dans les yeux, surveillant ses réactions. Elle fait tout pour garder un visage stoïque, mais je sais qu’elle n’est pas indifférente à cette lampe qui lui masse les parois vaginales. Je me demande si elle a déjà couché avec une fille ; si ce n’est pas le cas, peut-être tenterai-je de lui faire découvrir la chose. J’aimais bien quand marraine s’occupait de moi.

— Vas-y, Arthur, à ton tour.

Je lui tends la lampe et le laisse prendre la relève. Arthur profite donc à son tour de la soumission de ma fillote et semble y prendre plaisir. Liz a de plus en plus de mal à rester impassible tandis que la lampe coulisse dans son sexe.

— Je crois que tu lui fais beaucoup d’effet, fillote.

Je lui montre la magnifique bosse qui déforme le pantalon d’Arthur. Bon, pour une première approche, cela me semble plutôt bien parti. Je les laisse en tête-à-tête en précisant à Arthur qu’il peut la retenir autant qu’il en a envie. Il me faut faire un tour pour voir si tout se passe bien. Étienne, un des potes de Boris, est en train de claquer une tapette à mouche sur les fesses de Noémie. Comme il y va raisonnablement, je ne trouve rien à redire. Lindsay, attaquée par une carotte et un gode, semble ravie. Tout a l’air de bien aller. Les potes de Boris se révèlent tous sympathiques et respectueux. Je crois qu’il est temps d’aller le remercier.

Je m’avance vers lui. Il est en train de discuter et de doigter sa marraine. Je m’assois à ses côtés ; Anzhelina grimace.

— Alors, comment ça se passe ici ?
— Tout va bien, sourit-il. J’ai eu une brosse à dents électrique qui a eu l’air de faire beaucoup d’effet à Noémie tout à l’heure.
— Tant mieux ! Je voudrais te remercier de nous avoir amené des garçons de confiance.
— Bah, ce n’est pas la peine de me remercier ; c’est tout à fait normal de vous donner un coup de main.
— Qu’est-ce qu’elle fout là, celle-là ? me lance Anzhelina sur un ton sec en désignant Sandrine.
— Elle a quitté les sirènes et souhaitait revenir.
— Et alors ? peste-t-elle. Elle nous a trahis : elle n’a donc plus rien à faire avec nous. C’est comme Jérôme et Adam ; c’étaient des favoris de la bande à Élodie. Je ne vois pas pourquoi tu les as invités à cette soirée.
— Je les ai invités car il nous fallait du monde et que peu acceptaient. J’ai voulu qu’ils participent tous à cette soirée car, contrairement à d’autres, je n’oublie pas qui est ma véritable ennemie, et je suis capable de pardonner aux autres. Élodie ne pardonnera pas à chaque personne qui lui tournera le dos. Chaque fois que quelqu’un participera à nos soirées, tu peux être sûre qu’elle n’en voudra plus de son côté. Ainsi, nous regagnerons de l’influence petit à petit.

Elle ne trouve rien à redire, mais un rictus indéchiffrable lui déforme le visage. J’aime beaucoup Anzhelina, mais je commence à être agacée qu’elle me cherche la petite bête depuis la soirée parrainage. Ayant fini ce que j’avais à faire de ce côté, je me lève et laisse ma vice-présidente réfléchir à ce que je lui ai dit. Quelques pas me ramènent à côté du fillot de Thomas.

— Alors, Arthur, comment ça se passe ?
— Plutôt bien. Merci de m’avoir invité, me sourit-il. Après ta rupture avec mon parrain, je ne pensais pas que tu allais le faire.
— Tu sais, tu es un garçon plutôt sympathique. Et puis mon histoire avec Thomas n’a rien à voir avec toi ; je ne vois donc pas pourquoi je ne t’aurais pas invité.
— Tu aurais pu, même sans raison précise ; j’aurais compris.
— Eh bien je t’ai tout de même invité. Et d’ailleurs, je tiens à ce que tu te sentes bien parmi nous. C’est pourquoi, à partir de ce soir, je fais de toi mon nouveau favori.
— Favori ? Est-ce que ça veut dire que nous allons coucher ensemble ? semble-t-il espérer.
— C’est une possibilité, mais je ne te promets rien. Je ne me suis pas encore décidée. C’est plus une sorte de titre honorifique, en fait, mais ça devrait attirer l’attention des autres nymphes sur toi. Si tu as le moindre problème, n’hésite pas à venir me voir : je m’arrangerai pour que tu aies ce que tu désires, dans la mesure du possible.

Et je l’embrasse, comme pour sceller cette promesse. Il est surpris mais se laisse faire. Ses lèvres sont douces mais je ne retrouve pas les mêmes sensations qu’avec Thomas. Le baiser me rappelle uniquement à quel point mon amour et son contact me manquent. Je le laisse, le sourire aux lèvres, et donne le signal à mes comparses de préparer les recrues pour la prochaine étape pendant que j’explique la suite des événements.

— Votre attention, s’il vous plaît. L’heure est maintenant venue pour nos apprenties nymphes de valider leur première épreuve. Messieurs, chacun d’entre vous aura le plaisir de trouver l’une d’elles agenouillée et les yeux bandés, prête à vous offrir du plaisir avec sa bouche. Il vous est formellement interdit de leur révéler votre identité et, bien évidemment, de vous montrer violent ou irrespectueux. Vous n’avez qu’à les laisser faire et profiter jusqu’à l’abandon. Bien. Maintenant, j’aimerais qu’Arthur, Boris et Jean me rejoignent.

Les trois garçons ne se font pas attendre et me rejoignent rapidement. J’ordonne à Jean de rester un moment en retrait et m’éloigne avec les deux autres afin de leur parler plus discrètement.

— Arthur, commencé-je, j’avais pensé te réserver ma fillote ; mais en tant que mon favori, je voudrais savoir ce que tu en penses. Je t’accorde l’honneur de choisir. Quant à toi, Boris, vu l’aide que tu nous as apportée, j’aimerais aussi t’accorder cet honneur.
— Liz ? commence Arthur. En fait, j’aurais plutôt préféré Noémie.
— Tu es sûr ? insisté-je, un peu déçue de son choix. Je pense qu’elle sait parfaitement se débrouiller.
— Oui, oui, je vais choisir Noémie.
— Et moi, je vais prendre Lindsay, sourit Boris.
— Bon, comme vous voulez, alors.

Pauvre fillote, elle n’est pas choisie ! C’est vrai que ce n’est pas la plus jolie des trois, avec des formes moins marquées que les autres, mais je ne pensais pas qu’elle serait boudée. Elle reste pourtant jolie et semble bien s’entendre avec Arthur, alors je m’imaginais qu’il pouvait y avoir un truc entre eux. Visiblement, pas pour le moment. Plus tard, me fais-je la promesse.

Mes collègues reviennent. J’ordonne donc à Anzhelina et Marie de guider Boris et Étienne vers Lindsay et Liz tandis que je mène Arthur vers Noémie. Arrivé devant la salle où la nymphe attend, Arthur me remercie une nouvelle fois et tente de m’embrasser. Je me laisse faire timidement. J’attends plusieurs minutes qu’il ait fini et le raccompagne jusqu’au cocotier. À notre retour, Anzhelina et Boris ne sont toujours pas revenus. Nous attendons de longues minutes avant leur retour. J’appelle les trois gars suivants et en mène un à Liz, attends, le raccompagne et renouvelle l’opération jusqu’à temps que les filles aient sucé leurs cinq mecs. À attendre qu’ils fassent tous leur affaire, l’ennui me gagne. L’initiation est plus amusante quand on la passe.

Nos nymphes victorieuses reviennent et sont applaudies par le public. Reste plus que la dernière partie de soirée ; j’annonce donc l’orgie finale sous les acclamations. Il ne faut pas longtemps pour voir les vêtements être arrachés et des couples se bécoter. Une nouvelle fois, l’envie me fait défaut. Thomas me manque. Ce sont ses lèvres que j’aurais aimé sentir sur les miennes ce soir. C’est sa chaleur que je voudrais sentir contre de mon corps. C’est son sexe que je voudrais en moi. Aliénor me manque aussi. C’est avec elle que j’avais l’habitude de me tourner quand ça allait mal avec Thomas. Je me demande ce que Sarah et elle font en ce moment.

Je me dirige vers ma fillote avant qu’elle ne soit trop occupée avec des mâles.

— Alors, Liz, comment te sens-tu ?
— Je ne sais pas trop, répond-elle, un peu bizarre… Bien, je crois. Je n’avais jamais fait ce genre de truc. C’est dingue !
— Oui, c’est dingue ! ris-je de bon cœur. Bienvenue dans le club des nymphes ; prépare-toi à vivre plein d’autres moments comme cela.

Et je lui fais signe qu’un beau mâle à la queue dressée s’avance vers nous. Elle ne le sait pas, mais c’est l’un de ceux qu’elle a sucés. Je lui fais une petite tape sur la fesse et l’envoie à sa rencontre. À peine quelques mots échangés et les voilà déjà en train de s’embrasser. La voilà devenue une vraie nymphe maintenant ! Le type, un de première année mais pas l’un de ceux amenés par Boris, l’emmène sur le canapé, lui écarte les cuisses et commence un cunnilingus. Il a l’air de vouloir lui rendre la pareille. Quelqu’un me hèle dans le dos ; je me retourne et tombe sur Boris.

— Euh, Louise, j’aimerais te remercier pour tout à l’heure… de m’avoir permis de choisir.
— Ce n’est pas la peine, lui souris-je. Et puis je te rappelle qu’à la base, j’ai moi-même fait ça pour te remercier.
— Tu ne comprends pas : j’aimerais vraiment te remercier pour ça, et puis pour tout le reste. Tu es une chouette fille, et belle de plus.
— Oh, réalisé-je enfin où il veut en venir. C’est gentil, mais je ne suis pas intéressée. Pourquoi tu ne vas pas voir ta marraine ?
— Elle ne veut toujours rien faire tant que je n’ai pas réussi à prononcer correctement son foutu nom de famille. Je ne pensais pas que son cadeau serait en fait empoisonné.
— Ce n’est pas compliqué : Kyakatzkyetsky ! ris-je.
— Kyakyat… tu vois, c’est peine perdue ! Bon, ce n’est pas grave ; Lindsay avait l’air de vouloir que je lui prenne encore le cul.

Il me laisse donc et part rejoindre Lindsay qui, à quatre pattes, est en train de sucer un troisième année. Quand elle voit Boris arriver, elle tend le cul dans sa direction. Les doigts du fillot d’Anz ne tardent pas à préparer le passage. Cela fait la deuxième fois qu’il me propose de coucher avec lui ; je commence à croire que je lui plais vraiment. C’est étrange, je ne pensais pas l’attirer autant. Il est plutôt beau gosse et sympathique. En d’autres circonstances, j’aurais été probablement ravie d’accéder à sa requête ; mais là, avec le conflit contre les sirènes…

J’ai bien besoin d’un verre pour me changer les idées. Je me dirige vers un des chariots qui a été entreposé près de l’entrée et me sers une dose de vodka que je mélange avec un peu de jus de pomme. Ça m’aidera à me détendre. Anz s’avance vers moi. Que veut-elle encore ? J’avale une grosse gorgée pour me préparer.

— On dirait que mon fillot t’aime bien : il m’a pas mal posé de questions sur toi.
— Oui, j’ai remarqué, Anz. Ça te pose un problème ? me méfié-je.
— Non, absolument pas. Je ne suis pas jalouse. Je pense au contraire que tu devrais te laisser aller, relâcher un peu la pression. Ça te ferait du bien.
— En quoi ça te regarde ? dis-je sur un ton sec tout en le regrettant aussitôt.
— Écoute, tu avais raison tout à l’heure. J’avais oublié qui était la vraie responsable de tout ça. C’est Élodie qui a manigancé pour nous mettre le BDE à dos, ce n’est pas ta faute. Je pense que si c’est toi qui les avais sucés comme ils l’exigeaient, ça n’aurait probablement rien changé. J’étais en colère d’avoir fait tout ça pour rien et j’ai reporté une partie de ma colère sur toi, je m’en rends compte maintenant. J’en suis désolée, Louise. Tu veux bien me pardonner ?
— Je… Il n’y a rien à pardonner, lui souris-je. Moi aussi je suis désolée. J’aurais voulu que ça se passe autrement.

Miss Punk semble rassurée et m’enlace dans ses bras. Cela fait du bien de se sentir à nouveau soutenue par sa vice-présidente. Sa chaleur et son parfum me rappellent un instant ceux d’Aliénor. Je la serre fort dans mes bras, une larme à l’œil.

— J’ai été bête, continue-t-elle. Pour toi aussi ça n’a pas été facile, d’autant plus avec ta rupture ; je sais que Thomas comptait énormément pour toi. Et moi qui ruminais dans mon coin au lieu de te soutenir comme une véritable amie…
— Ça suffit maintenant. C’est du passé. Pas la peine de te tourmenter avec ça.
— Merci, Louise, je t’adore. Allez, viens ; allons-nous trouver des queues avec lesquelles jouer ?
— Pars devant ; je te rejoins plus tard.

Elle me fixe dans les yeux, pas convaincue, mais m’obéit quand même. Noémie étant occupée avec deux mecs, Miss Punk lui en arrache un sans se donner la peine de le lui demander. Peu de temps après, le mec a la tête plongée entre les cuisses de ma vice-présidente. Finalement, entre Sandrine qui revient, ma réconciliation avec Anz et l’épreuve réussie des nouvelles recrues, la soirée se déroule très bien. J’ai l’impression que les choses s’améliorent petit à petit. Restons cependant prudente : Élodie ne laissera pas mon club continuer sur cette voie. Espérons que Thomas la distraie suffisamment pour qu’elle m’oublie. D’ailleurs, je n’ai dit à personne les véritables raisons de ma rupture avec lui.

Peut-être qu’Anz a raison, que je devrais essayer de me détendre. En ai-je vraiment envie ? Je ne sais pas. Je sais en tout cas que mon moral vient de remonter d’un bloc. Je crois que je vais tenter un essai. Mais avec qui ? À y réfléchir, je me souviens que j’ai un nouveau favori : il m’a l’air d’être le cobaye tout désigné. Arthur est actuellement occupé avec Anita qui le masturbe entre ses seins. Je fais signe à ma trésorière de me le laisser. Elle me sourit et s’éloigne en direction de son copain.

— Louise… euh… je… tu… tu veux ? balbutie-t-il.
— Chut, lui souris-je tandis que je m’agenouille devant lui. Ne dis rien.

Bien assis dans le canapé, la queue tendue, il me regarde avec de grands yeux. Son gland rougeâtre pointe dans ma direction. Il est si près que son odeur m’envahit les narines. Je pose quelques doigts sur la tige et les laisse se promener le long pour tester la douceur de sa chair. C’est plus par curiosité que par réel désir que mes lèvres se referment sur son gland. Les caresses de ma langue semblent tout à fait lui convenir. Il sourit bêtement et passe une main dans ses cheveux désordonnés. Sa saveur n’est pas désagréable et je me suis promis de prendre soin de lui ; alors je décide de poursuivre l’expérience.

Je suis du regard l’évolution de ses réactions tandis que j’avale sa hampe. Il est mignon quand il prend du plaisir. Son visage grimaçant prend une coloration de plus en plus rouge. Une goutte de sueur perle sur son front. Nul doute que je lui fais un bien fou. Je m’applique de mon mieux, après tout ! Avec toutes les émotions de la soirée, je le sens prêt à jouir. Je me contente maintenant de quelques coups de langue bien placés pour le faire venir. Sa queue palpite. Prise par une envie fugace, je le laisse jouir sur mon visage. Plusieurs jets chauds viennent s’écraser sur ma face. Ça me rappelle momentanément ma propre initiation. C’était intéressant. Je lui souris. Il tente de me remercier mais reste sans voix.