(Louise) Union

Et voilà, une nouvelle année est sur le point de se terminer. Les partiels sont tous passés, et à part quelques difficultés, je pense m’en être bien tirée. Mon passage en troisième année se fera donc sans problème. Cela a été une année riche en événements, et je ne sais pas si je dois être triste ou m’estimer heureuse qu’elle se termine. Il y a eu des hauts comme des bas.

Le pire a été, bien entendu, le coup de couteau que Nathan a porté à Thomas. J’ai hurlé de terreur quand j’ai compris ce qui venait de se passer. Heureusement, mon homme va beaucoup mieux. Nous avons même recommencé à faire l’amour ensemble, mais en y allant doucement. Je suis heureuse de le voir à mes côtés aujourd’hui.

Morgane a décidé d’aller voir la police et de témoigner contre Nathan. Elle leur a révélé le chantage qu’il lui a fait subir dans le but de coucher avec elle. Elle a longuement hésité, de peur que cette histoire n’arrive dans les oreilles de son copain mais s’est décidée à faire payer Nathan autant que possible. Du coup, elle a pris les devants et s’est décidée à en parler à son mec. En arrangeant un peu la vérité à sa sauce, elle a réussi à ce qu’il lui pardonne. Il est donc maintenant au courant qu’elle a eu une aventure avec quelqu’un de l’école et que cela s’est mal terminé. Par contre, il ignore tout de ses activités de nymphe.

Aux dernières nouvelles, le père de Nathan a payé la caution de son fils. Le voilà donc libre, mais a priori pas pour très longtemps. Ses ennuis avec la justice ne semblent que commencer. Morgane n’est pas la seule à avoir été parlé à la police. Suite à la parution dans la presse de cette affaire, plusieurs filles extérieures à l’école se sont décidées à porter plainte contre lui. Plus les jours passent et plus on en apprend sur les détails sordides du passé de Nathan.

Quant à tous ceux qui étaient de mèche avec lui ce triste jour, ils ne s’en sortent pas beaucoup mieux. Povin les a bien entendu exclus définitivement et ils sont accusés de complicité par la justice.

Seul David s’en tire sans problème, ayant retourné sa veste au bon moment. Il a eu la sagesse de trahir Nathan et d’appeler de l’aide pour nous protéger. C’est d’ailleurs pour ça qu’il est le seul de l’ancienne équipe du BDE à ne pas avoir subi la punition des nymphes. Mieux que ça pour lui, sa filleule Ondine, impressionnée par ce geste de bravoure, a accepté de recoucher avec lui. Maintenant, les voilà qui passent de plus en plus de temps ensemble. David peut s’estimer heureux car il est le seul qui a eu une occasion de se racheter. Ses anciens collègues ont subi la vengeance des nymphes de plein fouet.

À propos de cette histoire de punition, je m’en veux encore d’avoir accepté que le club parte sur cette voie. Je n’avais pas les idées claires suite à la blessure de Thomas et à cette année difficile, et je me suis laissé influencer par les arguments d’Élodie. J’aurais dû me laisser un plus grand temps de réflexion. Maintenant, c’est Liz qui en paye les frais. Je suis absolument désolée pour elle. J’ai essayé de lui reparler depuis qu’elle a quitté le club, mais à chaque fois elle m’a repoussée.

— Laisse-lui le temps, m’a conseillée Thomas. Tout est encore trop frais. Tu verras, elle ira beaucoup mieux à la rentrée quand elle aura eu le temps de digérer tout ça.

Ça n’empêche que je n’ai pas arrêté de me morfondre. Thomas a essayé de me calmer, mais plus il me prenait dans ses bras, plus je culpabilisais d’avoir enlevé cette possibilité à Liz. J’ai eu mal quand j’ai dû me séparer de Thomas, et encore, ce n’était pas une réelle séparation et j’avais la chance de le voir tous les jours. Mais là, Idriss est parti du jour au lendemain. Je ne peux imaginer le vide et le désespoir qui doit avoir rempli le cœur de ma fillote.

— J’aurais dû me rendre compte qu’ils étaient ensemble. J’aurais dû faire plus attention à elle et m’assurer qu’elle allait bien. J’ai été idiote.
— Tu te fais trop de mal, mon amour, m’a cajolée Thomas. Tu ne pouvais pas être sur tous les fronts. Tu avais beaucoup à faire avec le club, les sirènes et le BDE. Quand on a ses propres problèmes, on ne peut pas toujours s’occuper de ceux des autres.
— Oui, mais quand même, j’aurais dû lui parler un peu plus.
— Mais elle aussi elle aurait dû venir te parler plus souvent. Elle te reproche de n’avoir pas assez communiqué avec elle, mais ça marche dans les deux sens. Pourquoi a-t-elle maintenu sa liaison secrète ? Pourquoi n’est-elle pas venue t’en parler ? Si elle avait quelque chose à te dire, c’était à elle de faire le premier pas. Tu ne pouvais pas le deviner !

Je sais qu’il avait en partie raison, mais ça ne faisait pas baisser ma culpabilité. Peut-être me suis-je montrée trop distante. Peut-être a-t-elle cru que je n’avais réellement rien à faire d’elle. J’aurais tant voulu que ça se passe autrement avec elle… Je voulais une relation intense avec ma fillote, comme celle que j’avais avec marraine, mais j’ai tout gâché. Quel bel échec ! J’espère pouvoir arranger les choses avec elle l’année prochaine.

Boris a organisé une dernière soirée pour dire au revoir à tous nos camarades de seconde année qui feront leur troisième année à l’étranger, comme l’ont fait Sarah et marraine. Et il y en a beaucoup : Anita, Marie, Damien, Sylvain et Elisa, pour ne citer qu’eux. On peut aussi ajouter quelques membres de l’ancien BDE, mais ces derniers n’ont pas été invités à la fête. Cela va être extrêmement bizarre de faire cours avec tant de têtes en moins. Nous aurons aussi des emplois du temps très allégés, ce qui fait que nous n’aurons pas cours tous les jours à certaines périodes.

Le règne de Boris a parfaitement été accepté par tout le monde. Même les élèves qui ne l’appréciaient pas beaucoup en début d’année le saluent maintenant à chacun de ses passages. Aux yeux de tout le monde, il est bien devenu « le King ». Ce surnom est maintenant incontestable. Il n’est pas le seul à avoir gagné un surnom. Étant vice-président de Boris, les gens ont, dès les premiers jours, appelé Arthur « Vice-King », mais ce sobriquet s’est rapidement simplifié en « Viking », ce qui collait avec ses origines normandes. Cela fait bien rire ce dernier qui se considère loin du cliché du barbare sanguinaire et bodybuildé qu’on associe généralement à ce peuple.

— Vous allez nous manquer… déclaré-je, la larme à l’œil, en enlaçant Marie et Anita. Je n’arrive pas à croire qu’on ne se reverra pas l’année prochaine.
— Bah, de toute façon on reste en contact, me dit Anita, tout aussi émue.
— Oui, et puis on trouvera bien un moyen de se recroiser, ajoute Marie. Après tout ce que nous avons vécu ensemble, je m’en voudrais qu’on ne se voie plus du tout.
— Oui, moi aussi.

Merde, cette fois, c’est bon ! C’est la dernière fois que je les vois avant un long moment. Dire qu’elles m’ont soutenue pendant deux ans et que l’année prochaine elles seront absentes… Heureusement qu’Anz reste elle au moins, sinon je me serais sentie seule. D’ailleurs, cette dernière aussi est au bord des larmes tandis qu’elle enlace à son tour nos collègues.

C’est le moment d’enchaîner avec Sylvain et Damien.

— On en a vécu, des trucs toi et moi, souris-je à Sylvain, l’un des premiers amis que j’ai eus ici. Combien de fois on a cassé du sucre sur le dos de David ?
— Ha-ha, rit-il, j’ai arrêté de compter ! Tu vas beaucoup me manquer, Louise. Prends soin de Thomas.
— Et toi, Damien, pense à sortir de temps en temps quand vous serez là-bas, le taquiné-je. Il n’y a pas que les jeux vidéo dans la vie. Je m’assurerai auprès de Marie que tu lâches ta console de temps en temps.
— Oh, ne t’inquiète pas pour ça, sourit-il ; Marie et moi aurons tellement de trucs à voir en Italie que je risque de n’avoir pas le temps pour les jeux vidéo.

J’enlace les garçons à leur tour. Thomas dit, lui aussi, au revoir à tout le monde mais sans s’épancher. Je ne sais pas pourquoi, je le trouve un peu ailleurs ce soir, comme s’il était préoccupé. Il me semble assez nerveux. Je lui ai demandé s’il allait bien tout à l’heure ; il m’a répondu que oui, mais je ne suis pas tout à fait convaincue.

Maintenant que les au-revoir sont faits, nous profitons un peu de la fête en dansant tous ensemble et en buvant quelques verres ; des softs, toujours ! Apparemment, Povin a dit à Boris qu’il autoriserait de nouveau l’alcool l’année prochaine. Il attend juste que les choses soient un peu tassées avec l’affaire Nathan Craine. Ça n’empêche pas Anzhelina de se déchaîner sur la piste de danse comme si elle était bourrée. Tout le monde rit de sa bonne humeur. Je la sais excitée par son stage qui commence dès la semaine prochaine. Elle a hâte de revoir le mec qu’elle a rencontré lors du défilé, Chris, si j’ai bonne mémoire. Elle espère faire de nombreuses galipettes avec lui. Il lui a fait passer un entretien ; elle m’a dit qu’ils n’avaient pas couché ensemble mais que la tension sexuelle était clairement palpable dans la pièce. Ça promet donc ! En attendant, elle est en train de chauffer son fillot, et c’est sûrement avec lui qu’elle va se retrouver à faire des galipettes ce soir.

J’observe Thomas du coin de l’œil. Encore une fois, il a l’air d’être plus en retrait par rapport à d’habitude. Il danse, se marre, mais sans vraiment se mêler à la troupe. Il profite d’une pause entre deux chansons pour aller voir le DJ et lui demander un truc. Quelques secondes plus tard retentit un slow. Il s’approche de moi et me tend la main. Je l’attrape sans hésiter.

Bercée par les notes harmonieuses de la musique, je me colle à lui et l’embrasse doucement. Il me tient par les hanches. Je ne connais pas cet air mais je le trouve très beau, et ça rend le moment magique. Je ferme les yeux et profite de l’instant présent, sentant ses mains dans mon dos et son parfum dans mes narines.

— Je t’aime… me murmure-t-il dans l’oreille.
— Moi aussi, j’avoue en l’embrassant.

La tête posée sur son épaule, nous continuons à danser lentement sur cette douce mélodie. Son corps contre le mien, ses bras autour de moi, je me sens si bien…

— Tu sais, fais-je, je crois que je vais prendre un peu de distance avec le club, l’année prochaine.
— Ah bon ? (Il est surpris.) Tu veux quitter le club ?
— Non. Je veux dire… il y a une nouvelle présidente maintenant, alors le club n’a plus besoin de moi. Nous participerons toujours aux soirées, mais je ne me mêlerai plus du tout aux affaires du club. J’ai mené la lutte contre les sirènes et contre le BDE ; j’ai sauvé le club et ai permis l’union des nymphes ; j’ai organisé les différentes soirées et les actions humanitaires. J’ai plus que fait ma part du boulot. Je laisse ça maintenant à Lorelei ; moi, je ne ferai plus rien. Bien sûr, si elle demande des conseils, je les lui donnerai, mais je n’en ferai pas plus. D’autant plus que même si on aura des emplois du temps allégé, nous ne manquerons pas de boulot afin de préparer notre diplôme.
— Eh bien, cela ne va pas te paraître étrange de ne plus rien faire du tout ?
— Je ne pense pas. Et puis ça me laissera du temps pour me consacrer à toi.
— Te consacrer à moi ?
— Oui, notre relation a beaucoup souffert cette année à cause de tous ces événements. Je veux rattraper l’année prochaine le temps que nous avons perdu. Je t’aime, et je te veux à mes côtés à chaque instant.

Il ne répond pas mais me serre plus fort dans ses bras. Je souffle de bien-être. La musique continue mais le voilà qui soudain s’arrête de danser et qui recule d’un pas. Une lueur étrange brille dans son regard. Que se passe-t-il ? Il a eu l’air nerveux toute la soirée et le voilà qui met subitement fin à un moment magique.

— Louise, je sais que ça peut paraître fou et un peu rapide. Nous sommes ensemble depuis un peu plus d’un an et nous avons passé plusieurs mois séparés, mais je ne peux imaginer un avenir sans toi à mes côtés. Je t’aime comme un fou ! Je te le demande donc…

Il s’agenouille devant moi et sort une bague de sa poche qu’il tend dans ma direction.

— … veux-tu m’épouser ?

Je reste sans voix devant cette surprise à laquelle je ne m’attendais pas du tout. Me marier avec lui ? Je me rends compte que je n’y avais jamais vraiment pensé, mais cela me paraît une évidence.

— Alors ? s’inquiète-t-il devant mon silence.
— OUI ! crié-je de joie. Bien sûr que je veux t’épouser. Comment peux-tu penser un instant que je dirais autre chose que oui ?

Il me passe la bague au doigt, se relève et m’enlace amoureusement. Je l’embrasse avec fougue. Mon Dieu… je vais me marier avec Thomas ! Je vais passer le reste de ma vie à ses côtés : c’est merveilleux, formidable, magique, extraordinaire, magnifique, divin ! Mon cœur danse la samba dans ma poitrine. Je crois que je commence seulement à réaliser. Notre petite scène a attiré l’attention de tout le monde. On nous applaudit donc, nous félicite. Des acclamations sont poussées en notre honneur tandis que ma langue tourne autour de celle de mon désormais fiancé.

— Par contre, finissons d’abord nos études, lui dis-je.
— Euh, oui, bien entendu.

L’année ne pouvait pas mieux se terminer. Si c’était pour cette conclusion, cela valait le coup d’affronter toutes ces épreuves. Anzhelina, Anita et Marie se jettent sur moi pour que je leur montre la bague. Elles sont autant excitées que moi. Thomas et moi croulons déjà sous un tas de questions :
— Où allez-vous faire la cérémonie ?
— À l’église ou seulement à la mairie ?
— Quand est-ce que vous vous mariez ?
— Vous pensez aller où en lune de miel ?
— Hé, on se calme, les filles ! lance Thomas. C’est tout nouveau ; nous n’avons pas encore parlé de tout ça.

C’est au tour d’Élodie d’approcher. Elle ne semble pas aussi enthousiaste que mes camarades mais sourit tout de même.

— Félicitations pour vous deux. Thomas ne pouvait pas être plus heureux qu’avec toi. Je vous souhaite beaucoup de bonheur.

Elle a l’air sincère mais il y a malgré tout une certaine lueur dans ses yeux, comme si elle avait des regrets. « Mince, quand je pense que ça va faire d’elle ma belle-sœur ! Il va me falloir du boulot avant de me faire à cette idée. » Malgré nos anciens conflits, je me surprends à l’enlacer. Elle aussi est surprise mais répond à mon contact. Voilà la fin d’une ancienne rivalité et le début d’une nouvelle famille.

Et les félicitations s’enchaînent les unes aux autres. Nous sommes submergés. Je profite d’une ouverture pour choper Thomas par la main et le traîner en dehors du cocotier. Il me suit sans hésiter, devinant mon intention. Il n’est d’ailleurs pas le seul, vu les sifflements qui sonnent derrière notre fuite. Il est temps de conclure cette année par un dernier corps-à-corps.

Nous entrons dans une salle de classe ; c’est celle de notre tout premier cours dans cette école. Ce cours où je l’ai vu débarquer pour la première fois. Je l’ai repéré tout de suite. Je ne le connaissais pas mais je me suis sentie étrangement attirée par lui. Je n’ai pas pu détacher mes yeux de lui, me demandant qui il pouvait bien être. Mon cœur a fait un bond quand il est venu s’asseoir à côté de moi. Il s’est présenté ; je pouvais enfin mettre un nom sur le visage qui allait devenir mon plus grand amour. Et maintenant, moins de deux ans après, me voilà fiancée à cet homme merveilleux ! Je vais l’épouser et je fonderai une famille avec lui. Je n’en espérais pas tant ce jour-là.

Assis sur une chaise, il me scrute alors que je fais glisser ma robe le long de mon corps. Je le fixe de mes yeux félins ; il me regarde avec appétit. Lentement, j’enlève mon soutien-gorge, puis ma culotte que je fais descendre doucement le long de mes jambes. Lui se déshabille, mais avec impatience. Ceci fait, il se tient prêt, le sexe dressé.

Je m’avance doucement, caresse sa chair gorgée de sang, dégage son gland de sa prison de peau et finis par m’empaler lentement. Centimètre après centimètre, je sens son membre progresser. Je pousse un soupir de bien-être. Je me colle à mon homme et coulisse sur son pénis. Ses mains me caressent. Ses lèvres m’honorent. Chacun de ses doigts posés sur ma peau m’électrise. Une béatitude m’envahit à chaque fois que je sens sa verge profondément en moi. Je suis tellement euphorique de faire l’amour avec lui… Mon état émotionnel est tel qu’il l’est lorsque l’on couche pour la première fois avec un nouveau partenaire : tout est tellement plus intense ! Dans un sens, je ne l’ai fait qu’avec mon petit ami ; c’est la première fois que je le fais avec mon fiancé.

Tandis que je coulisse encore sur sa hampe et que Thomas m’embrasse la poitrine, je tends ma main gauche et observe la bague qui magnifie mon annulaire. Je me rends compte que je n’avais pas pris le temps de regarder à quoi elle ressemble, plus émerveillée par ce qu’elle représente que par la beauté du bijou. Et c’est un magnifique bijou : une petite pierre taillée incolore posée sur un fin anneau doré. C’est le symbole de notre amour, c’est la promesse qui nous relie l’un à l’autre.

Je passe mes doigts dans ses cheveux désordonnés tandis qu’il continue de rendre hommage à ma poitrine. Sa langue et ses mains jouent avec mes tétons durcis par le plaisir. Je gémis. Notre accouplement a vraiment un goût exquis. Thomas est de plus en plus essoufflé. Il est près de la jouissance. Je me donne à fond pour nous faire venir ensemble. Dans mon ventre, je sens son phallus tressaillir et éjecter son nectar d’amour. Mes membres entrent en résonnance, mes sens s’affolent et mes veines me brûlent. Nous rugissons notre bonheur ensemble.

Je viens de jouir, mais quelque chose d’autre se produit. Mes émotions, au lieu de descendre, continuent à aller crescendo. Je ne contrôle plus rien et me retrouve débordée. D’un coup, je craque, fonds en larmes et me jette dans ses bras.

— Qu’est-ce qu’il se passe ? J’ai fait quelque chose de mal ? Je t’ai fait mal ? s’inquiète-t-il.
— Non, sangloté-je. C’est juste trop fort ; il fallait que ça sorte.
— Qu’est-ce qui est trop fort ?
— Mon bonheur. Ce sont des larmes de joie !

Thomas rit, puis pleure avec moi.