(Élodie) Les hommes en cape rouge

En train de mater une série sur mon ordi, je suis soudain dérangée par quelqu’un qui frappe à la porte de l’appartement. Qui ose venir m’importuner à cette heure ? Il a intérêt à avoir une bonne raison, sinon je risque de m’énerver. J’ouvre. Mon frère apparaît, une valise à la main.

— J’espère que ma chambre est toujours libre… dit-il d’un air sombre.
— Thomas !

Je n’en crois-je pas mes yeux.

— Mais qu’est-ce que tu fais là ?
— C’est fini avec Louise. J’espère que tu es contente de toi ! peste-t-il.

Il entre dans l’appartement et me bouscule au passage. C’est fini avec Louise ? Mais quelle excellente nouvelle… La journée ne pouvait pas mieux se terminer.

— Ta chambre est toujours libre ; mais si tu préfères, il y a aussi de la place dans la mienne, plaisanté-je.
— Élodie, s’il te plaît, ne commence pas. Je ne suis pas d’humeur.

Effectivement, il a l’air à cran. Je retiens mon sourire pour cette fois. Avec la petite conne en moins et mon frère à portée, mes chances de le faire me céder augmentent un max. L’idée que je vais enfin pouvoir me taper mon frère m’échauffe déjà le ventre. Mais n’allons pas trop vite en besogne ; ce n’est pas la peine de tenter ce soir, il a l’air trop en colère contre moi et trop déprimé. Je vais lui laisser un peu de temps. De toute façon, j’ai encore pas mal de choses à m’occuper avec le club qui me demande beaucoup d’énergie. Je vais attendre que les deux épreuves d’initiation soient passées avant de me concentrer plus sur mon frère.

C’est la seconde très bonne nouvelle en quelques jours ; la dernière fois, c’est Morgane qui est venue me parler à l’école :

— Salut, a-t-elle commencé. Tu as bien dit que ton club était une sorte de famille où l’on se protège ?
— Oui, bien sûr. De qui veux-tu être protégée ?
— De Nathan. Je veux bien vous rejoindre si tu me garantis qu’il me laissera tranquille.
— Je ferai tout ce qui est mon pouvoir. Mais de ton côté, tu dois savoir qu’il y a des épreuves à accomplir pour rejoindre nos rangs.
— Je suis prête à faire ce qui est nécessaire.
— Ravie de l’entendre. Dans ce cas, bienvenue.

Recruter Morgane était la cerise sur le gâteau. Le moins évident a été de négocier avec Nathan après. Il n’était pas ravi d’apprendre que sa fillote lui échappait mais ne pouvait rien faire pour l’en empêcher. Pour garantir la paix entre nos deux clubs, j’ai dû lui promettre de lui envoyer des filles de temps en temps. Maintenant, il ne reste plus qu’à trouver qui je vais réussir à convaincre pour réaliser cette tâche.

L’heure de l’initiation des candidates a sonné. Nous n’avons pas gardé les mêmes épreuves que chez les nymphes : il a fallu s’adapter aux nouvelles conditions de Povin pour obtenir son soutien. Il m’avait déjà parlé de ces soirées avec ses amis lorsque j’étais candidate à la présidence du club des nymphes : « Vous savez, mes amis sont des gens importants, m’a-t-il expliqué quand je l’ai rencontré pour le club des sirènes. Nous tenons une sorte de club à peu près similaire au vôtre. Nous apprécierions beaucoup que vous vous joigniez à nous lors de certaines de nos soirées. » C’est comme ça que nous avons décidé que la première épreuve se déroulerait chez Povin.

Nous nous sommes arrangées pour y aller en voiture, les filles qui en avaient une emmenant celles qui n’en n’ont pas. La baraque du directeur se situe en périphérie nord de la ville. Elle est super grande ; j’ignorais qu’un directeur d’école gagnait autant. Nous nous garons dans la cour bordée par une immense haie de forme rectangulaire. Je regroupe les sept candidates avant de pénétrer dans les lieux.

— Bien ! fais-je, satisfaite. Si vous êtes venues ici ce soir, c’est que vous avez fait part de votre désir de rejoindre vos sœurs sirènes. Vous vous êtes engagées sur cette voie en toute connaissance de cause et avez donc accepté de vous soumettre aux épreuves qui permettront de vous juger dignes de notre rang. Un nouvel avenir s’offre à vous dès ce soir. Au-delà des plaisirs qu’a à vous offrir notre club, vous allez vous élever par rapport aux autres élèves de votre promo. Vous deviendrez les reines, celles sur qui tous les regards seront posés, celles que les autres feront tout pour en attirer l’attention. Vous deviendrez l’élite de votre promo. N’oubliez pas cet aspect : il vous sera utile, même après l’école.

Un homme arrive à notre rencontre habillé en smoking. Il se présente comme un domestique et nous demande de le suivre. Il nous mène jusqu’à une immense salle et nous demande d’attendre ici. Des sofas de couleur rouge sont installés un peu partout près de petite tables rondes où sont posés verres et bouteilles d’alcool. Des tapisseries, elles aussi de couleur rouge, entrelacées de fils dorés, décorent les murs. Nous installons les recrues en ligne.

— Bien, l’heure est venue. Vous êtes ici pour nous prouver que vous êtes prêtes à vous engager sur la voie des plaisirs. Vos aînées sont là pour veiller sur vous et pour s’assurer que tout se passe bien. Ne gâchez pas la confiance que nous avons posée en vous.
— Bienvenue dans la salle des délices, Mesdemoiselles, se fait entendre une voix que je reconnais comme celle de Povin. Nous sommes ravis de vous recevoir ce soir. Nous espérons que vous prendrez autant de plaisir que nous et que notre association pourra se pérenniser. Nous avons tous profit à tirer de cette collaboration.

Apparaissent une dizaine d’hommes vêtus d’une cape et d’une capuche rouge qui leur recouvre la totalité du corps. Ils portent aussi divers masques de carnaval grimaçants. Povin m’avait prévenue que ses compagnons avaient des habitudes particulières, mais je ne m’attendais pas à ça. Les filles semblent un peu surprises par cet étrange accoutrement ; il n’y a que Lula que cette découverte semble plutôt amuser. Les types remplissent des coupes de champagne qu’ils servent à nos recrues qui les acceptent timidement. L’un des types, portant un masque déformé par un large sourire, me tend un verre.

— Je suis ravi que vous ayez accepté d’amener vos recrues ici, me fait le masque souriant. Vous n’aurez pas à le regretter, j’en suis sûr.

Reconnaissant cette voix, je réponds :

— Bien évidemment, Monsieur le directeur.

Les autres tournent autour de nos recrues afin de les admirer sous tous les angles. Un air de musique classique se fait doucement entendre. Un des hommes en cape rouge, portant un masque triste, prend la main d’Ondine et l’invite à danser. Peu de temps après ses compagnons l’imitent, et bientôt toutes les nouvelles sirènes ont un cavalier. Povin me propose une danse que je me vois mal lui refuser. Il reste deux masques qui n’ont pas de cavalière, un mécontent avec une belle panse et un peureux. Ces deux-là proposent à Sandrine et Natacha de les rejoindre.

Nous tournoyons ainsi au rythme de la musique. Les masques sont des danseurs accomplis qui parviennent à guider parfaitement leur cavalière parfois peu expérimentée. Certaines filles commencent à se détendre ; Morgane et Lorelei sont celles qui ont l’air de mieux maîtriser l’exercice. Par moments, nous changeons de partenaire. Je me retrouve ainsi à danser avec le triste, puis un masque joyeux.

Puis les notes de musique se taisent et maintenant les capes rouges invitent nos recrues à les suivre sur les sofas. Certaines, comme ma fillote, se retrouvent assises sur les genoux d’un type. D’autres se retrouvent encerclées par deux hommes. Certaines ne semblent pas encore tout à fait à l’aise, alors nous prenons l’initiative avec mon équipe de leur servir à boire pour les aider.

Les discussions commencent. Des masques interrogent les filles sur leurs passions, leurs cours. D’autres restent silencieux et commencent doucement à caresser les cuisses de la sirène assise sur leurs genoux. C’est le cas du triste qui s’occupe de Lorelei. Je jette un regard vers elle pour m’assurer que tout va bien. Elle semble déterminée à se laisser faire. Après ce qu’elle m’a montré avec mon parrain, ça ne m’étonne pas d’elle ; je lui fais confiance pour la suite.

— C’est quoi, le délire de ces types ? me demande discrètement Sandrine. Pourquoi ces capes et ces masques ?
— Bah quoi ? Cela doit faire partie de leurs traditions, tout comme nous nous avons l’initiation et les différentes cérémonies. Il n’y a pas de quoi en faire tout un plat.
— Parce que tu ne trouves pas ça glauque, toi ? On ne sait même pas qui sont ces gens, et on leur envoie nos fillotes !
— Je ne vois pas où est le problème : tout à l’air de bien se passer pour le moment, et puis les filles ont donné leur accord. Nous avions bien les yeux bandés lors de notre initiation.
— Oui, mais au moins nous savions que nous sucions des élèves de notre école. Là, ça pourrait être n’importe qui derrière ces masques.
— Si ça peut te rassurer, Povin m’a affirmé qu’ils étaient tous des hommes très influents, que ce soit politiquement ou économiquement. T’as bien vu la baraque que se tape Povin : il a même des domestiques ! Tu crois vraiment qu’il gagne assez en tant que directeur pour se payer tout ça ? Comme il disait tout à l’heure, nous avons intérêt à nous rapprocher de ces gens-là pour notre avenir. Crois-moi, après notre sortie d’école, ils se souviendront de nous et nous permettront d’obtenir de bonnes places. Oui, pour l’instant nous ignorons exactement qui se tient derrière ses masques, mais au gré des futures soirées nous finirons bien par nous y faire, tu verras.
— Comment ça, les futures soirées ? Je croyais que nous venions ici uniquement pour l’initiation des nouvelles.
— J’ai promis à Povin que je lui enverrais régulièrement des filles pour leurs soirées : c’était le prix à payer pour pouvoir fonder notre club. Je choisirai bien évidemment des volontaires, mais je comptais sur Natacha, Élisa et toi pour leur montrer le bon exemple.

Sandrine n’insiste pas plus mais ne semble pas vraiment convaincue par mes arguments. Je ne m’attendais pas à autant de réticences de sa part. J’espère qu’elle ne posera pas de problème. Nous reprendrons donc cette conversation plus tard, plus au calme, et je ferai mon possible pour la convaincre de participer. Si elle refuse, tant pis pour elle : elle manquera plein d’occasions pour son avenir. Je trouverai bien, à la place, une sirène de troisième année afin de montrer l’exemple aux nouvelles.

Quoi qu’il en soit, ce n’est pas le moment de débattre de ce sujet puisque la situation semble de plus en plus chaude. Maintenant que nos apprenties sirènes commencent à être bien détendues avec le champagne qu’elles ont ingurgité, les hommes passent aux choses sérieuses. Chacun d’eux défait un à un les boutons qui maintiennent cachés les trésors de nos filles. Dix hommes pour sept filles, cela signifie que trois d’entre elles se trouvent aux prises avec deux mâles. Les heureuses élues ne sont autres qu’Ondine, Lula et Morgane. Malgré l’alcool, cette dernière et d’autres filles ne semblent pas encore tout à fait à l’aise.

Me voilà insatisfaite. J’espère faire de Morgane mon héritière ; il faudrait donc qu’elle assure et qu’elle s’en montre digne. Nos regards se croisent. J’ai l’impression un instant qu’elle hésite à poursuivre. Je fronce les sourcils comme pour lui rappeler pourquoi elle est là ; elle se reprend en main. De son côté, ma fillote s’en sort mieux puisqu’elle semble prendre déjà du plaisir alors qu’une main est plongée sous sa jupe et qu’une autre rend hommage à sa petite poitrine.

Les filles se retrouvent les unes derrières les autres dénudées. Les hommes se libèrent eux aussi de leurs vêtements, jetant leur cape rouge au sol et ne gardant que leur masque. Tiennent-ils vraiment à garder leur anonymat tout au long des soirées que nous passerons avec eux ? Voir mes recrues, la plupart une bite en bouche, me frustre un peu. Nous, secondes années, nous sommes là uniquement pour accompagner les filles, pour le moment réduites au simple rôle de spectatrices ; nous ne sommes pas censées participer, mais c’est une occasion pour moi de montrer à ces importants personnages de quoi je suis sexuellement capable. Bon, pour me consoler, je me dis que j’aurai bien d’autres occasions plus tard de les impressionner. De plus, Povin leur a probablement déjà fait part de mes talents et de mon goût de me livrer.

En tout cas, malgré les réserves de certaines d’entre elles, toutes jouent le jeu et se soumettent au bon vouloir de ces messieurs. Certains des hommes s’échangent des filles pour tester d’autres bouches dans lesquelles se glisser. Coralie avale à fond la grosse bite du masque mécontent qui vient d’abandonner ma fillote. Povin, avec son masque souriant, est en train de profiter de Marine. Un premier homme cède à la jouissance et éjacule dans les cheveux blonds de Lula. « Elle l’a eu finalement, son sirop de corps d’homme ! » souris-je. Tandis qu’Ondine et Delphine s’occupent à deux du masque triste et que le peureux est en train de baiser la bouche de Lorelei, Morgane se retrouve agenouillée entre le reste des masques à alterner entre les différents sexes. Visiblement, elle est l’une de celles les plus appréciées. Toutes ces scènes me font saliver.

Et puis Povin semble vouloir Morgane pour lui tout seul. Il se débarrasse de ses collègues et allonge la demoiselle sur le ventre. Ses mains vagabondent sur les courbes féminines et viennent bientôt flatter les deux jolies fesses. Connaissant bien notre directeur, je sais déjà ce qu’il a en tête… Bientôt un doigt s’enfonce dans l’anus de Morgane. Dans quelques minutes, il y enfoncera quelque chose de plus gros. Morgane a le visage crispé mais se laisse faire. Je me demande si elle a déjà été prise de ce côté ; si ce n’est pas le cas, elle devra s’y habituer car en tant que future présidente, Povin ne manquera pas de repasser par là.

Comme si notre directeur avait donné le signal, tout le monde est en train de passer des gâteries au coït. Voilà déjà Lorelei empalée sur une queue d’une fort belle dimension et Lula à quatre pattes prise en levrette. Ondine et les autres suivent de peu et se font à leur tour prendre par les masques. Finalement, tout le monde à l’air d’y trouver son compte. Comme quoi, Sandrine avait bien tort de s’inquiéter. Bientôt la salle est remplie de douces voix qui chantent le plaisir de copuler. Mon ventre crie famine. J’aimerais tant être à leur place… Assise sur un sofa à admirer la scène, je trinque avec Élisa, ma trésorière, et égare ma main entre mes cuisses pendant que Povin s’enfonce enfin dans le cul de Morgane.

Le visage de cette dernière prend une couleur quasi aussi pourpre que la cape des hommes masqués. Elle a l’air de vouloir crier mais aucun son ne sort de sa bouche. Cela lui semble douloureux mais elle se laisse encore une fois faire ; je m’en réjouis. Je surveille l’évolution de ses réactions en me souvenant de la première fois que Povin m’a défoncé le cul : moi aussi j’avais trouvé cela douloureux au début, mais très vite j’y avais trouvé mon compte.

Tandis que mes doigts fouillent ma chatte, mes pensées s’égarent sur Thomas. Que fait-il à l’appartement maintenant ? Rumine-t-il encore sa rupture avec la petite conne ? Il s’en remettra quand il comprendra qu’elle n’était rien. Moi, sa grande sœur, je le consolerai comme il se doit et il oubliera qu’elle a un jour compté pour lui. J’ai enfin mon frère de retour près de moi ; j’ai réussi à l’éloigner de ces garces qui me l’ont pris. Maintenant, ce n’est plus qu’une question de temps avant qu’il cède aux mêmes désirs incestueux qui m’animent. Je suis sur le point de gagner le défi. J’ai tellement hâte qu’il prenne possession de moi, qu’il m’impose sa volonté encore et encore, qu’il fasse de moi sa chienne…

Comment en suis-je arrivée là ? Autrefois, l’idée de m’imaginer avec mon frère me donnait la nausée. J’avais, bien entendu, remarqué son regard sur moi. Regard qui, chez les autres mecs, me faisait mouiller mais qui avec lui me mettait mal à l’aise. Il me désirait, et je l’ai détesté pour ça. Mais je crois que ce qui me dégoûtait vraiment, c’est qu’au fond de moi, même si je refusais de le reconnaître, l’idée de faire bander mon frère me plaisait. Je me suis montrée horrible avec lui, l’ai torturé. J’aimais et haïssais le fait qu’il soit sous mon emprise. Et puis les choses ont changé avec cette école. D’autres filles l’ont éloigné de moi et j’ai dû me résigner à le sucer pour l’avoir à mes côtés. C’est là que tous ces désirs incestueux que je m’efforçais de refouler se sont imposés à moi. J’ai pris un malsain plaisir à lui en donner. Aujourd’hui, je n’ai plus qu’une idée en tête : c’est de lui en offrir encore et encore. Désormais, je ne peux plus ignorer le fait que je veux mon frère pour moi toute seule.

C’est une nouvelle fois en pensant à Thomas que mes doigts m’amènent à l’orgasme. Je redescends sur terre et reporte mon attention sur l’orgie qui est en train de se dérouler juste sous mes yeux. Povin a l’air d’en avoir fini avec Morgane ; c’est un autre qui a pris sa place. Lorelei et Delphine sont elles aussi en train d’être prises par derrière. Ondine finit son partenaire à la bouche. Lula, épuisée et couverte de plusieurs lignes de sperme, reste allongée, seule, sans bouger. Coralie est prise en sandwich et semble sur le point d’exploser. Quant à Marine, elle attend à genoux que son partenaire veuille bien lui éjaculer sur le visage. Des cris de jouissance retentissent, du sperme gicle, et la soirée se termine.

Nos recrues viennent de terminer la première épreuve de leur initiation.