(Élodie) Sentence

— Tu sais, Thomas, je crois que je vais finir par vraiment détester ces hôpitaux. La première fois était déjà insupportable, mais alors deux fois dans l’année !
— Les détester ? Pourtant ils ont sauvé deux membres de ta famille. Tu devrais les remercier.
— Oui, n’exagère pas non plus. Les médecins ont dit que le coup de couteau n’avait pas touché d’organe vital, et donc que tu allais t’en sortir sans difficulté.
— Ouais, mais en attendant je souffre le martyre.
— Oh, pauvre petit chou… me moqué-je.

Sa chambre est blindée de fleurs et de boîtes de chocolats. Visiblement, depuis mon premier passage, il a eu un grand nombre de visites. Ça fait du bien de le voir souriant. J’ai eu vraiment peur quand je l’ai vu s’effondrer et que j’ai vu le sang se répandre. Je ne sais pas ce que j’aurais fait s’il était mort. Je n’ose même pas l’imaginer.

— À qui le tour ? On dit bien jamais deux sans trois, non ?
— Oh, plaisante pas avec ça, m’énervé-je. C’est tout sauf drôle.

Il rit comme un petit fou et se contracte d’un coup en posant une main sur le bas de son ventre, le visage crispé de douleur. Je lui demande si ça va ; il se montre rassurant.

— Les médecins ont dit que tu sortirais vite mais que tu devrais rester tranquille. Tu diras donc à ta chère copine que si elle veut te faire plaisir, elle devra se contenter de pipes. Pas de sexe.
— C’est déjà fait, sourit-il.
— Ah bon, tu lui as déjà dit ?
— Non. Enfin, si. Mais je ne parlais pas de ça, sourit-il encore plus.

Je ne comprends pas sur le coup et le regarde. Il me fixe, amusé.

— Oh, réalisé-je enfin, eh bien cette sacrée Louise cache bien son jeu ! Jamais je n’aurais pensé qu’elle serait capable de faire ça en plein hôpital.
— Ouais, d’ailleurs on a failli se faire surprendre par les infirmières. Mais ça ne l’a pas empêchée de me promettre de recommencer dès qu’elle repassera.

Mon regard dévie vers l’entrejambe de mon frère. Je m’imagine la scène : les cheveux frisés de notre ex-présidente faisant un mouvement de va-et-vient au-dessus du sexe de Thomas. J’entends mon frère geindre de plaisir comme il le faisait lorsque c’était moi qui le suçais. Je me souviens très bien de son goût si délectable, de la vibrance de sa queue au moment de l’éjaculation et de la puissance de ses jets qui me remplissaient la bouche. Des picotements se font ressentir dans mon bas-ventre tandis que je me sens nostalgique. Bien malgré moi, j’ai remplacé Louise dans la scène qui se déroule dans ma tête.

— Euh… hésite Thomas en voyant mon regard, tu n’es quand même pas en train de penser à me faire la même chose ?
— Désolée, me reprends-je. Ça ne disparaîtra pas du jour au lendemain. Cela va prendre du temps.
— Je sais, dit-il, plus détendu.
— Je me dis que je vais finir moi aussi par me trouver quelqu’un, que je vais l’aimer, et sans que je m’en aperçoive ces désirs incestueux seront loin derrière moi. Comme toi avec Louise…
— C’est tout ce que je te souhaite, Élodie. Tu mérites d’être heureuse.
— Merci, c’est gentil, même si je parie que beaucoup ne seraient pas d’accord avec toi. Tu vois, j’ai hâte de m’en débarrasser pour de bon, mais malgré tout je suis quand même heureuse que nous l’ayons fait tous les deux. Ça a été merveilleux pour moi, même si les conditions qui nous ont amenés à le faire étaient horribles. Je n’oublierai jamais cette expérience.
— Moi aussi, reconnaît-il doucement.

Mince, à parler de ça, j’ai les larmes qui me montent aux yeux. Je détourne la tête pour ne rien laisser transparaître. Je sais que c’est mieux pour tout les deux, mais ça me fait mal de devoir renoncer pour de bon au sexe entre nous. Cela n’apporterait jamais rien de bon, ni pour l’un, ni pour l’autre. Nous en avons beaucoup discuté sur le chemin de notre retour de Méronze, et c’était notre conclusion. Nous avons fait l’amour et avons tous deux beaucoup apprécié. C’était un moment exceptionnel qui a été permis seulement dans des conditions particulières. Ça ne doit pas se reproduire.

— Et sinon, pour les élections de demain, comment ça se présente ? demande Thomas pour changer de sujet.
— Plutôt bien, je pense. Idriss a repris la place laissée vacante par Simon, mais n’a pas fait de changement dans leur équipe. Il ne représente cependant pas une réelle menace pour le King. D’ailleurs, Boris va organiser une soirée demain à l’école pour célébrer sa victoire. Tout le monde condamne ce que t’a fait Nathan. L’influence des nymphes est maintenant à son plein potentiel, et donc nous avons rallié tout le monde à notre cause. Nous ne laisserons pas les suppôts de Nathan gagner une nouvelle fois le pouvoir. Ils vont tous payer pour ce qu’il t’a fait ; je te le promets, petit frère.

Dès le lendemain où Nathan a poignardé Thomas et a été embarqué par les flics, nous avons redoublé d’efforts pour dénigrer l’équipe adverse pour les élections du BDE. Il fallait rappeler à tout le monde que cette équipe était celle choisie par un assassin et un violeur. Les termes sont certes exagérés, étant donné qu’à ma connaissance il n’a ni tué ni violé personne – quoique il n’en était pas loin – mais il fallait frapper les esprits avec des mots forts. Le surnom de « suppôts de Nathan » pour désigner leur équipe, c’est ma grande trouvaille. Simon, emmené aussi par la police, c’est Idriss qui devenait le candidat adversaire de Boris. Toujours dans le but de le diaboliser, lui et ce qu’il reste de son équipe, on lui a aussi collé le surnom d’« Iblis », qui est le nom du diable dans l’Islam.

Le jour des élections est enfin arrivé. C’est David qui a été chargé de s’en occuper avec ce qu’il reste du BDE. C’est dans la salle 201 que les élections ont lieu. Je m’y dirige à la pause de midi, salue les trois membres présents du BDE actuel et glisse un bulletin pour Boris dans l’urne. David me fait signer une feuille pour valider mon vote.

— À plus tard, sourit-il tandis que je commence à m’éloigner.

Ils annonceront les résultats ce soir juste après les cours. C’est dans le cocotier que ce sera fait. Une soirée s’y déroulera juste après pour fêter le début de cette nouvelle présidence. Comme je l’ai annoncé plus tôt à Thomas, c’est Boris qui s’est chargé d’organiser la soirée. Il est très confiant dans sa victoire. Il peut l’être.

Je tombe sur un groupe de premières années. Je fais semblant de m’intéresser à eux, puis je fais dévier discrètement la discussion sur les élections. Ils m’apprennent qu’ils n’ont pas encore été voter. L’un d’entre eux n’a pas l’air décidé. Je me montre séduisante et leur vante les mérites de Boris.

— Je sais pas… déclare l’un d’eux. Idriss est plutôt sympathique.
— Tu sais ce qu’on dit ? « Iblis, digne successeur de Satan ! » lui fais-je remarquer. Ce n’est sûrement pas pour rien. Perso, je ne préfère pas voter pour un gars qui a été désigné par un assassin.

Ils ne semblent pas vraiment convaincus. Tant pis, j’aurai essayé. De toute façon, nous n’avons pas vraiment besoin de leurs votes.

Voilà enfin le moment tant attendu. Avec les filles, nous nous rendons directement au cocotier. David et ses potes ne sont pas encore là ; ils n’ont peut-être pas fini le décompte des votes. Ils avaient pourtant quitté le cours un peu plus tôt, juste après que David m’ait jeté un clin d’œil. Boris et Idriss se tiennent près de la table, l’un à côté de l’autre en attendant. Ils semblent tous deux nerveux. Boris n’a plus l’air aussi sûr de sa victoire. Je comprends : j’étais sûre de ma victoire pour le club des nymphes, l’année dernière. Les résultats ont été une très grosse déception et incompréhension. Finalement, avec le recul, je comprends mieux. Anzhelina envoie des encouragements à son fillot.

David et les deux autres arrivent enfin. Elizabeth, la fillote de Louise est arrivée. Elle s’avance dans le public et arrive à peu près à mon niveau. Je me rends compte que je ne lui ai encore jamais adressé la parole. En même temps, je m’en fous un peu. Mais bon, il faudrait peut-être que je fasse quelques efforts ; Louise apprécierait.

David serre la main aux deux candidats et se positionne derrière la table. Dans sa main, le mégaphone de Nathan.

— Vous voulez savoir les résultats ? crie-t-il pour mettre l’ambiance.
— OUAIS ! hurle le public.
— Vous voulez vraiment savoir ?
— OUAIS !
— Non, parce que ces résultats, c’est du jamais vu, Mesdames et Messieurs. Alors, vous êtes sûrs de vouloir savoir ?

Il s’amuse à faire monter le suspense. À côté de moi, Elizabeth serre les poings nerveusement.

— Ne t’inquiète pas, fais-je pour me montrer sympa, Boris va gagner.

Elle me regarde mais ne semble pas comprendre tout de suite pourquoi je lui dis ça, et puis elle tourne la tête comme si je l’avais vexée. « Bizarre, celle-là… »

— Alors tenez-vous prêts pour les résultats, lâche enfin David. Je vous le redis, c’est du jamais vu dans cette école. Après comptage des voix… nous avons enfin pu départager nos deux candidats ici présents. L’un d’eux a donc remporté la victoire… mais ça, je pense que vous l’aviez compris. Bref, où en étais-je ? Ah oui, le vainqueur est donc… Boris, qui a remporté la victoire avec près de quatre-vingt-dix pour cent des votes. C’est une victoire écrasante pour Boris. Mesdemoiselles et Messieurs, vous pouvez applaudir le nouveau président des élèves : le King !
— Ha-ha, me réjouis-je. Tu vois, Elizabeth, je t’avais dit qu’il gagnerait. Je me demande quels sont les crétins qui ont voté pour Iblis.

Encore une fois, elle ne me répond pas et préfère se casser. « Purée, c’est quoi son problème à celle-là ? Elle me fait la gueule ou quoi ? Tant pis pour elle, au moins j’aurai essayé. »

— LE KING ! LE KING ! LE KING ! LE KING ! scande le public en folie.

C’est parfait. Tout se passe comme prévu. Passons donc à la suite du programme. Je m’en vais rejoindre ma fillote. Elle au moins semble heureuse que notre candidat ait gagné. Elle se jette dans mes bras et rit aux éclats. Louise, Anzhelina et l’équipe de Boris le rejoignent pour le féliciter. Idriss et les siens disparaissent rapidement. Il vaut mieux pour eux.

Notre nouveau président fait un discours où il remercie tous ceux qui ont voté pour lui, promet des soirées de folie et lance celle de ce soir. Son équipe sort les boissons et la bouffe qu’ils commencent à distribuer. La musique est lancée : We are the champions de Queen. Tout le monde chante en chœur le refrain.

— Il vaudrait mieux que tu rendes hommage au nouveau président des élèves, suggéré-je à Lorelei.
— Oui, je vais aller le féliciter.
— Non, ce n’est pas ce à quoi je pensais.
— Oh, comprend-t-elle. Tu crois que c’est vraiment nécessaire ?
— Tu fais comme tu veux, mais mieux vaut avoir la meilleure relation possible avec le BDE.
— Mais le BDE est déjà pour nous, non ?
— Oui, ils sont pour les nymphes, mais nous étions sirènes une bonne partie de l’année. Assure-toi que d’autres filles du club ne gagnent pas plus d’influence que toi, histoire de rester prudente. Mais bon, si tu penses que ce n’est pas nécessaire, n’y va pas. Tu fais comme tu veux, fillote.

Elle décide de suivre mes conseils. Elle revient vers moi un peu plus tard et me dit qu’il lui a donné rendez-vous chez lui.

— Très bien. Rassemble ton équipe, maintenant : il faut qu’on parle du sort des suppôts de Nathan.

Une nouvelle fois, Lorelei obéit et ramène Morgane, Lindsay et Ondine. Louise et Anzhelina, intriguées, s’approchent elles aussi.

— Que se passe-t-il ? demande l’ex-présidente.
— Nous voulions discuter du sort à réserver aux suppôts de Nathan, répond Lorelei.
— Ils ont été vaincus. Tout est fini, non ? s’étonne Louise.
— Certes, ils ont perdu une élection, mais ils peuvent toujours revenir, argumenté-je ; souviens-toi de mon cas, Louise. Ils restent toujours dangereux.
— Qu’est-ce qu’on peut faire ? demande Ondine.
— Les traiter en parias et s’assurer que toute l’école suive notre exemple. Le club l’a fait à plusieurs reprises quand des mecs ont manqué de respect aux nymphes. Elles ont détruit leur réputation jusqu’à ce que plus personne ne leur parle.
— On est vraiment capables de faire ça ? s’étonne Morgane.
— Bien sûr. Notre influence est forte : la preuve en est avec les résultats de cette élection. Alors maintenant que le nouveau BDE nous suit, nous pouvons largement le faire.
— Ce n’est pas un peu extrême ? s’inquiète Lindsay.
— Nathan et les siens s’en sont pris à notre club et ont poignardé Thomas ! m’emporté-je. Tu trouves ça vraiment extrême comme réponse ? Ils ne peuvent pas s’en tirer comme cela. Crois-moi, certains ont été maudits par le club pour bien moins que ça. Fillote, qu’en penses-tu ? Parce qu’au final, c’est toi qui décides.
— Je ne sais pas, hésite-t-elle. Idriss n’a pas l’air si méchant que ça. Je ne pense pas qu’il le mérite.
— Oui, c’est vrai, ajoute Morgane ; Idriss a toujours été correct avec nous.
— N’empêche qu’il a accepté de suivre Nathan et qu’il n’a rien modifié de l’équipe qu’avait réunie Simon. Moi je dis qu’il n’est pas si innocent que ça.
— Si nous faisons ça, s’en mêle finalement Louise, certes ils ne pourront plus tenter de représailles, mais nous mettons fin à toute possibilité de réconciliation.
— Que voulez-vous ? Qu’ils restent impunis ? Qu’ils puissent lancer des représailles n’importe quand ? Que d’autres types suivent leur exemple et s’en prennent à nous ? Ou voulez-vous plutôt faire un exemple avec eux et faire comprendre à tous que personne ne touche aux nymphes ? Fillote, tu étais là lorsque Nathan a fondu les plombs ; c’est ton parrain qui a été blessé, qui aurait pu mourir. Tu aurais pu toi-même être blessée. Tous ces mecs sont capables de la même chose.
— OK, cède fillote. Faisons ça alors.
— Lorelei, insiste Louise, réfléchis bien : c’est une sacrée décision.
— Louise, fais-je, la présidente s’est prononcée. Maintenant, il faut que nous restions toutes solidaires et que nous suivions le même but.
— Je… hésite-t-elle. Anz, qu’en penses-tu ?
— Je ne sais pas. Je reste neutre sur ce coup.
— Thomas a été blessé, insisté-je pour jouer sur ses émotions. Il aurait pu mourir.
— Bon, OK, cède Louise. Je vous suis.

Hé-hé, les suppôts de Nathan vont être détruits pour de bon. Jamais plus ils ne se relèveront. Je ne pensais pas que j’arriverais à convaincre Louise de quoi que ce soit un jour. Comme moi, elle doit être encore sous le choc de l’attaque de Nathan. Quand je pense que j’aurais pu perdre mon frère, je n’ai que haine et mépris pour ce fumier. Je ne peux pas me venger de Nathan, mais je peux m’en prendre à tous ceux qui l’ont soutenu tout le long malgré ses comportements limite.

Satisfaite de la tournure des événements, je profite enfin de la soirée tandis que Lorelei et son équipe passent le message parmi toutes les filles. Je bois un coup, discute avec des camarades, me fais draguer par d’autres et m’autorise même une danse. Je me sens plus détendue.

Thomas va être vengé, le club se débarrasse d’ennemis, et j’exerce une grande influence sur la nouvelle présidente : rien ne pourrait aller mieux. Si, peut-être si je parvenais à me débarrasser une bonne fois pour toutes de mes pulsions qui me poussent vers mon frère. Si je trouvais l’amour, peut-être… Mais comment faire ? Je ne l’ai jamais trouvé jusque-là. En même temps, je ne me suis jamais laissé la possibilité de tomber amoureuse. Je n’ai jamais gardé un mec trop longtemps, préférant les enchaîner plus qu’autre chose. Peut-être devrais-je changer ma façon d’aborder la sexualité et les relations. Ne pas coucher directement avec un mec. Attendre afin d’apprendre à le connaître et lui laisser la possibilité de me séduire. Quelle plaie ! Je vais perdre plein d’occasions de me faire plaisir, ainsi ! Faut-il vraiment en passer par là ?

Je remarque David vers la porte du cocotier qui me fait signe de le suivre. Bon, nous verrons cette histoire d’amour plus tard. Je sors à mon tour de la pièce et le repère à l’autre bout du couloir. Il me mène jusqu’à la salle 201 dont il dispose encore des clés. Nous entrons.

Il s’avance et m’embrasse et me palpant le cul. Je le laisse faire. Ses mains remontent sur mes seins qu’il malmène sans vergogne. Il défait les boutons de mon haut et découvre ma poitrine. Il plonge le visage entre mes deux mamelles et prend une grande inspiration.

— Alors, c’était quoi les vrais résultats ? demandé-je, curieuse.
— Je ne sais pas, dit-il. Je n’ai pas compté exactement, mais à vue d’œil ça devait être dans les soixante à soixante-dix pour cent. Je ne sais pas pourquoi tu m’as demandé de faire ça ; Boris l’emportait déjà aisément.
— Ne t’occupe pas des raisons tant que tu obtiens ce que tu veux en échange.

Connaissant bien David, cela a été extrêmement facile de le corrompre. Il a donc truqué les comptes des voix dans mon intérêt. J’ai dû le sucer avant coup et lui promettre de lui offrir mon cul une fois que l’élection serait passée. Il est temps de respecter ma part du marché.

Oui, Boris gagnait sans triche, mais je voulais que sa victoire soit incontestable. Je désirais que tous ceux qui ont voté pour Idriss se sentent seuls et qu’ils pensent que notre Marocain est bien plus détesté qu’il ne l’est vraiment. Maintenant, plus personne n’osera montrer un soutien aux suppôts de Nathan de peur de se mettre à dos la quasi-totalité de l’école. Ils vont donc tous suivre l’opinion ultra-majoritaire comme de gros moutons. La sentence du club des nymphes va donc pouvoir s’appliquer de façon encore plus optimale. Idriss et ses potes seront mis à l’écart à jamais.

Les mains appuyées sur une table, je lui tourne le dos. Je sens sa présence derrière moi. J’entends son souffle excité. Ses mains me claquent les fesses, puis remontent ma jupe. Bientôt deux doigts s’agitent dans mon cul. Je me cambre. J’imagine très bien l’énorme sourire que doit afficher David dans mon dos. Lui qui n’hésitait pas à me féliciter pour mon derrière, même si je le rembarrais tout le temps. Il doit avoir rêvé de ça des dizaines de fois dans ses plaisirs solitaires.

Ses doigts quittent finalement mon anus, laissant place à un gland luisant. Il s’enfonce dans mon cul en me tenant fermement par les hanches. Je me cambre encore et lâche un petit geignement. Et dire qu’à mon arrivée à l’école je ne voulais pas entendre parler de sodomie… J’ai bien changé d’avis maintenant. Le voilà qui me lime et me malmène le cul. Douleur et plaisir m’embrasent. David me pilonne à fond. Son pubis claque violemment contre mon cul à chaque coup de reins. Ses mains jouent maintenant avec mes seins, me les pinçant et les pressant entre ses doigts. Le salaud s’en donne à cœur joie.

Hum, j’adore être traitée ainsi, être à la merci du mâle qui me prend. N’avoir pas d’autre choix que le laisser me rudoyer l’anus. Laisser sa virilité régner sur mon corps. Mon seul regret, c’est que Thomas n’est jamais passé par là. Nous avons fait tous les deux l’amour, mais j’aurais tant voulu qu’il me prenne le cul aussi… Peut-être qu’un jour, si certaines conditions particulières nous réunissent de nouveau… « Non, je ne dois plus penser à ça. J’en ai fini de ces désirs. Il est temps de passer à autre chose. Concentrons-nous sur cette bite qui me ramone. » Merde, ma tête est maintenant envahie d’images où c’est Thomas qui m’encule. Je mouille atrocement comme à chaque fois que l’idée m’a traversé la tête.

« Tant pis, rien qu’une dernière fois, laissons donc mon imagination vagabonder là où elle veut. Il sera toujours temps d’oublier Thomas un autre jour. » Mes doigts glissent jusqu’à mon intimité tandis que le mâle derrière moi se donne à fond pour me faire râler de plaisir. « Peut-être que si j’avais maintenu mon défi, si papa n’avait pas eu d’accident, Thomas m’aurait cédé. Peut-être que ce serait lui qui me défoncerait en ce moment même. Il aurait fait de moi son esclave sexuelle jusqu’à la fin de nos études. Il ne serait pas retourné avec Louise. Oui, je sais, ce n’est qu’un fantasme débile, mais c’est tellement excitant. J’aurais tant voulu ! »

J’imagine donc un monde où je suis à la merci de mon frère tout en me tripotant la chatte. Je me concentre sur les coups de queue avec l’image d’un Thomas déchaîné en tête. Oh oui, ce serait tellement le pied ! J’encourage David en poussant des cris de plaisir. Je le sens faiblir derrière moi, la fatigue le gagne. J’accompagne les mouvements de cette bite qui me terrasse le cul pour imposer mon rythme. Je le force à accélérer la cadence malgré tout. David est poussé à bout. De violents jets de sperme sont éjaculés dans mon fondement tandis qu’un râle masculin s’échappe de sa gorge. David se libère et se jette sur une chaise. N’ayant pas encore atteint l’orgasme mais n’étant pas loin, je continue de me masturber, toujours avec l’image de Thomas en tête. C’est dans un cri sauvage que j’atteins la jouissance.

Il me faut plusieurs minutes pour reprendre mon souffle et redescendre. Mon frère n’a toujours pas quitté ma tête. Je donnerais cher pour retourner quelques années en arrière, lorsque Thomas n’avait d’yeux que pour moi, et réécrire notre histoire. Si j’avais su à cette époque ce que je perdais, j’aurais fait les choses bien différemment. Maintenant, c’est trop tard. Thomas est passé à autre chose, et c’est à moi maintenant de faire de même.